Avis client

Anonyme Grenoble, France
Actif depuis le 10 juin 2006
Dernier avis le 23 juillet 2008
13 avis rédigés
4/5 évaluation moyenne
279 notes utiles

Note générale
Très déçu
attention danger, manipulation Pallardy s'adresse aux gens les plus malléables et manipulables, en jouant avec des évidences masquées qui paraissent pour ses victimes comme autant de grandes découvertes susceptibles de les rendre enfin heureux. Le mal-être a souven besoin de bien plus qu'une ''méthode'' centrée sur le ventre. Pallardy fait croire avec une grande vanité qu'il peut faire mieux que tous les psychiatres ou psychothérapeutes réunis. Ceux-ci souffrent tellement de préjugés dans notre société que lorsqu'un Pallardy arrive avec des idées si simples, si belles...on ne peut qu'être séduit. Le travail sur soi est long et fastidieux, prend souvent toute une vie, et les recettes faciles me font sourire. A éviter d'urgence.
Note générale
Super !
La mythologie grecque a son matre On se doit de lire ce livre si on s'intéresse aux mythes grecs. Vernant est l'un des plus grand spécialistes en la matière et nous propose une lecture particulière et passionnante de ce monde fait de dieux et d'hommes. Certes, l'auteur n'est pas homme de lettres et le style laisse parfois à désirer. L'essentiel n'étant pas là, on ressortira emballé de ce livre. Un beau voyage dans le passé spirituel de nos ancêtres, pour mieux comprendre notre monde d'aujourd'hui.
Note générale
Super !
du pouvoir au vouloir Marc Aurèle, dans un style agréable, nous parle de ''principe directeur'' comme point cardinal de son éthique. Il fait l'éloge de vertus telles la bienveillance, la simplicité, ou encore la franchise. Beau programme. Il engage à faire taire les opinions issues des évènements vécus, car elles seules nous troublent. IL dénigre le corps au profit de l'âme, appelle à l'amour du prochain et par là annonce sans s'en douter le triomphe futur du christianisme. Le thème de la mort, très répétitif, trahit peut-être chez l'empereur une réelle crainte de celle-ci, quoique l'auteur en dise. Enfin, la notion de transformation, de devenir, est centrale, elle indique que tout un chacun peut s'engager sur la voie de la sagesse à condition de le vouloir. Tel est le principal intérêt des pensées de Marc Aurèle, et ce n'est pas rien.
Note générale
Super !
La philosophie comme amour de la vie Onfray nous engage encore et toujours dans une réflexion novatrice sur ce qu'est l'acte de philosophie. Conscient que notre monde d'aujourd'hui baigne encore avec ténacité dans la gangue judéo-chrétienne, il n'hésite pas à user de polémique pour dénoncer idées reçues et lieux communs touchant à l'approche philosophique. Sa contre-histoire est soignée, brillante, bien écrite, même si on repère çà et là quelques longueurs inutiles. Autre reproche à faire, Onfray emploie parfois des termes de spécialiste qui alourdissent la lecture. Enfin, il développe encore son idée de sculpture de soi, de construction de soi, idée pompeuse et dénaturée. Le vivant n'est pas matière, il ne se construit ni ne se sculpte, disons qu'il se bonifie ou qu'il crot (attention à l'accent).
Manuel
Manuel Super !
Note générale
Super !
un incontournable Le manuel d'Epictète est incontournable si l'on veut s'intéresser de près à la philosophie antique. Il est l'un des grand représentants de l'école stocienne, et son manuel a le mérite d'être à la fois concis et clair. Un précepte se dégage de l'ensemble : ne pas se soucier de ce qui ne dépend pas de nous. Un conseil très opportun se glisse à la fin : jusqu'à quand différer ce qu'il y a de meilleur pour nous ? Sans commentaire...
Note générale
Déçu
Pas convaincant La dernière phrase du livre - ''Car la philosophie peut et doit aussi, même si c'est parfois périlleux, entrer dans la cité '' - résume à elle seule le malaise grandissant que j'ai ressenti en lisant ce livre. Comment un philosophe peut-il encore croire que sa discipline puisse entrer dans la cité ? Ce livre comporte de bons passages, utiles à tout étudiant en la matière, mais l'auteur ne propose à mon avis rien de concret, si ce n'est son concept creux d'homme-dieu. Ferry intellectualise trop son discours, et fait trop référence à ''la vérité'' qu'il pense approcher. Pourtant, il passe par exemple complètement à cté de l'amor fati de Nietzsche lorsqu'on relit la page 291, et reste sourd aux objections de Comte-Sponville sur le sujet. Ce dernier soulève pourtant des contradictions fondamentales et dignes d'étude, mais Ferry n'en a que faire. La religion quant à elle a sa place dans la cité, dans le cercle privé, mais cette tentative ''oecuménique'' de vouloir concilier philosophie et approche transcendantale ne peut que mener à l'impasse, fort heureusement d'ailleurs.
Note générale
Moyen
Bien...mais trop chrétien L'entreprise de l'auteur est louable et il nous donne des pistes intéressantes ainsi qu'un déscriptif détaillé de la situation. Le problème est d'abord l'aspect religieux de l'ouvrage, avec des dizaines de citations de la Bible, dont certaines sont de vraies âneries. Cette influence du religieux fait dire à Christophe André n'importe quoi sur la notion de pardon, par exemple. Enfant maltraité, j'ai enfin cicatrisé en refusant le pardon. Violenter un enfant est impardonnable, n'en déplaise à Notre Père...
Gilgamesh
Gilgamesh Super !
Note générale
Super !
leçon d'humilité Quel plaisir que la lecture du plus vieil ouvrage connu de l'humanité ! La version proposée ici par l'auteur est fluide, et on se sent transporté par cette fresque magnifique. La morale de l'histoire tient en peu de mots ; pas de vie après la mort, profitons alors de la vie tant qu'elle est là. Ce refus de métaphysique me séduit d'autant plus quand je pense à l'âge de ces écrits (3500 ans !). Quelle lucidité, quelle leçon d'humilité. Que du bonheur !
Note générale
Super !
pour les esprits libres à venir Ce livre est, sans nul doute, l'un des plus profonds que l'homme ait jamais eu à écrire. Nietzche propose la transmutation des valeurs pour une humanité libérée des religions, du dualisme... Les vertus qu'il met en avant sont : mansuétude, circonspection, bienveillance... Il s'adresse aux esprits libres, qu'il devine dans les siècles à venir (XXème, XXIème...). Quel voyage nous propose-t-il ! Quel beau voyage...n'est-ce pas celui de notre vie, singulière, telle qu'on se doit de la concevoir ? Une vie libérée de nos préjugés, opinions, autant d'illusions nous empêchant d'accéder à la nature qui est en nous. Tout çà dans la bonne humeur ! Que de temps nécessaire avant de commencer à pénétrer la pensée de Nietzsche. Des années assurément, peut-être une vie, juste ce qu'il faut pour apprendre à bien ''ruminer''. Le jeu en vaut infiniment la chandelle.
Note générale
Moyen
Une suite décevante Autant le premier tome se laissait lire sans difficulté, autant celui-là est souvent d'un ennui total. Le début sur les gnostiques traine en longueur, celui sur Montaigne est carrément interminable. On sent qu'Onfray se cherche et s'essouffle dans ce deuxième volet, tellement les sources historiques sont minces. L'auteur, selon moi, dissimule mal ici une attitude proprement commerciale, car ce livre souffre terriblement de la réussite du précédent. Lorsqu'il n'y a pas grand chose à écrire, pourquoi s'étaler ? Je suis déçu, mais reste le mérite d'Onfray de s'attaquer à un sujet bien difficile.
Note générale
Moyen
mi-figue, mi-raisin Voilà u livre dont le titre prête déjà à confusion. La ''sagesse tragique'' est pour moi un non-sens. Onfray se situe du côté des philosophes qui décrètent que la sagesse existe, et qu'elle peut en plus être tragique. Nietzche se défendait d'être un ''sage''. Par contre, il eut une vie tragique, voulant vivre sa philosophie. Or celle-ci était hors du temps, donc hors de la vie. Onfray ne signale à aucun moment que la pensée du philosophe allemand était avant tout idéaliste. Reste que l'intérêt de l'ouvrage réside dans un nouvel éclairage (encore un) sur un philosophe illustre. Nous devons encore une fois y apporter une lecture la plus lucide possible.
Note générale
Moyen
A lire, avec réserve A lire avec réserve, même si le sujet méritait qu'on s'y attarde. Ce genre de livre n'est pas si simple à comprendre, tellement le monde est baigné de religion ( et s'y complait). Seul reproche, on trouve quelques longueurs, l'auteur aurait gagné à être parfois plus concis. La réserve que j'émets vaut pour tous les écrits d'Onfray ; ce philosophe a un regard bien noir sur notre société. Je le trouve parfois prétentieux et bien sûr de lui dans ce qu'il avance. On n'est pas obligé de partager les quelques tableaux incendiaires qu'il dresse de notre société. Certes le judéo-christianisme domine nos valeurs, mais cela n'est pas synonyme de péssimisme systématique, ce que je décèle trop souvent au détour des pages. A lire tout de même, en attendant d'autres écrits par d'autres auteurs sur le sujet.
Note générale
Bien
Pédagogique Onfray excelle dans cet exercice de style : le contre-courant. Il offe un regard nouveau et souvent amusant sur la philosophie antique. il a bien sûr raison de rendre à certains (Diogène, Aristippe...) ce qui leur appartient : une place dans le panthéon des philosophes. Mais encore une fois, combien de lecteurs comprendrons le sens des écrits d'Onfray ? Il y a bien plus qu'un simple regain d'intérêt philosophique à y puiser. Bon nombre de lecteurs cherchent sans trouver matière à allègement de leurs maux éxistentiels. Ce genre d'ouvrage, à condition d'être lu avec lucidité, peut aider en cela. C'est le mérite d'Onfray que d'inciter tout un chacun à vivre l'hédonisme plutôt que l'effleurer. Mais Onfray garde son tort habituel à mes yeux: il est trop orgueilleux ; il ne doute pas. Dommage, son livre pouvait être brillant.