Sauvageonne
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Résumé
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Quatrième titre de la collection Femmes de Caractère, Sauvageonne constitue une intrigue sentimentale ciselée à merveille par André Theuriet, Immortel jusque-là oublié.
Dans ce roman, l'auteur nous invite à découvrir comment deux femmes et un homme, acteurs d'une société provinciale a priori sans histoire, vont s'engager sur les chemins d'une même Destinée.
Sauvageonne tire son succès du contraste par lequel André Theuriet fait d'un bourg forestier, cadre idéal à la vie, le théâtre d'un imbroglio oppressant, où la...
Dans ce roman, l'auteur nous invite à découvrir comment deux femmes et un homme, acteurs d'une société provinciale a priori sans histoire, vont s'engager sur les chemins d'une même Destinée.
Sauvageonne tire son succès du contraste par lequel André Theuriet fait d'un bourg forestier, cadre idéal à la vie, le théâtre d'un imbroglio oppressant, où la...
Caractéristiques
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- Date de parution
-
août 2007
- Editeur
- Collection
- Format
-
11cm x 18cm
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Sauvageonne
Résumé
Quatrième titre de la collection Femmes de Caractère, Sauvageonne constitue une intrigue sentimentale ciselée à merveille par André Theuriet, Immortel jusque-là oublié.
Dans ce roman, l'auteur nous invite à découvrir comment deux femmes et un homme, acteurs d'une société provinciale a priori sans histoire, vont s'engager sur les chemins d'une même Destinée.
Sauvageonne tire son succès du contraste par lequel André Theuriet fait d'un bourg forestier, cadre idéal à la vie, le théâtre d'un imbroglio oppressant, où la question de l'épanouissement des êtres est posée.
André Theuriet naît le 8 octobre 1833 à Marly-le-Roi (Yvelines). Écrivain amoureux de la nature, il est l'auteur de nombreux romans, poèmes, pièces de théâtre et autres contes. André Theuriet obtient la reconnaissance de ses pairs en 1880 (prix Vitet), année où il signe trois romans dont Sauvageonne. Élu à l'Académie en 1896, il s'installe dans le fauteuil d'Alexandre Dumas fils, son prédécesseur. Membre de la Commission du Dictionnaire et de la Commission de la réforme de l'orthographe, André Theuriet décède le 23 avril 1907.
Extrait du livre :
Extrait :
Les bois d'Auberive, - pour employer l'expression imagée de la receveuse des postes, qui se piquait de beau langage, - les bois d'Auberive avaient mis leurs habits de printemps. Le pays, si triste en février, n'était plus reconnaissable. Un souffle fécondant avait couru tout le long de la vallée de l'Aube, frôlant les lisières boisées, montant au sommet des futaies, redescendant au fond des combes où naguère dormaient des couches de neige. Sous cette haleine caressante, les prés avaient reverdi, les bourgeons avaient poussé ; jusqu'à la ligne extrême de l'horizon, ce n'étaient partout que frondaisons nouvelles, pareilles à de vertes fumées. Le sol léger des futaies se couvrait de pervenches ; dans les fonds, là où la terre noire s'enrichissait des alluvions du ruisseau débordé, il y avait un foisonnement de plantes fleuries : narcisse jaunes, scilles bleues et populages aux godets brillants comme des pièces d'or. Tout chantait : rossignols dans les vergers, grives dans les buissons, merles dans les merisiers ; au travers de la forêt feuillue, les deux notes mystérieuses du coucou passaient sonores au milieu de l'universelle symphonie des oiseaux bâtisseurs de nids.
Une joie confuse semblait circuler dans les veines de la terre et s'exhaler dans l'air par les mille clochettes laiteuses des muguets, par les mignonnes capuces odorantes des violettes étalées aux marges des prés. C'était une joie communicative. Elle éclatait en rires clairs sur les lèvres des petites filles assises au pied des haies et occupées à confectionner des balles avec des fleurs de coucou ; elle s'épanouissait sur les faces joufflues des petits pâtres battant du manche de leur couteau des brins de saule pour en détacher l'écorce juteuse et fabriquer des sifflets ; elle faisait chanter à gorge déployée le roulier qui montait la côte en tête de ses chevaux aux sonnailles retentissantes ; et là-haut, dans la coupe, elle ragaillardissait le bûcheron qui enfonçait sa cognée au coeur des chênes marqués pour l'abatage ; elle gagnait jusqu'aux cloches de l'église, dont les voix moins grêles s'égrenaient avec une allégresse inaccoutumée.
Dans ce roman, l'auteur nous invite à découvrir comment deux femmes et un homme, acteurs d'une société provinciale a priori sans histoire, vont s'engager sur les chemins d'une même Destinée.
Sauvageonne tire son succès du contraste par lequel André Theuriet fait d'un bourg forestier, cadre idéal à la vie, le théâtre d'un imbroglio oppressant, où la question de l'épanouissement des êtres est posée.
André Theuriet naît le 8 octobre 1833 à Marly-le-Roi (Yvelines). Écrivain amoureux de la nature, il est l'auteur de nombreux romans, poèmes, pièces de théâtre et autres contes. André Theuriet obtient la reconnaissance de ses pairs en 1880 (prix Vitet), année où il signe trois romans dont Sauvageonne. Élu à l'Académie en 1896, il s'installe dans le fauteuil d'Alexandre Dumas fils, son prédécesseur. Membre de la Commission du Dictionnaire et de la Commission de la réforme de l'orthographe, André Theuriet décède le 23 avril 1907.
Extrait du livre :
Extrait :
Les bois d'Auberive, - pour employer l'expression imagée de la receveuse des postes, qui se piquait de beau langage, - les bois d'Auberive avaient mis leurs habits de printemps. Le pays, si triste en février, n'était plus reconnaissable. Un souffle fécondant avait couru tout le long de la vallée de l'Aube, frôlant les lisières boisées, montant au sommet des futaies, redescendant au fond des combes où naguère dormaient des couches de neige. Sous cette haleine caressante, les prés avaient reverdi, les bourgeons avaient poussé ; jusqu'à la ligne extrême de l'horizon, ce n'étaient partout que frondaisons nouvelles, pareilles à de vertes fumées. Le sol léger des futaies se couvrait de pervenches ; dans les fonds, là où la terre noire s'enrichissait des alluvions du ruisseau débordé, il y avait un foisonnement de plantes fleuries : narcisse jaunes, scilles bleues et populages aux godets brillants comme des pièces d'or. Tout chantait : rossignols dans les vergers, grives dans les buissons, merles dans les merisiers ; au travers de la forêt feuillue, les deux notes mystérieuses du coucou passaient sonores au milieu de l'universelle symphonie des oiseaux bâtisseurs de nids.
Une joie confuse semblait circuler dans les veines de la terre et s'exhaler dans l'air par les mille clochettes laiteuses des muguets, par les mignonnes capuces odorantes des violettes étalées aux marges des prés. C'était une joie communicative. Elle éclatait en rires clairs sur les lèvres des petites filles assises au pied des haies et occupées à confectionner des balles avec des fleurs de coucou ; elle s'épanouissait sur les faces joufflues des petits pâtres battant du manche de leur couteau des brins de saule pour en détacher l'écorce juteuse et fabriquer des sifflets ; elle faisait chanter à gorge déployée le roulier qui montait la côte en tête de ses chevaux aux sonnailles retentissantes ; et là-haut, dans la coupe, elle ragaillardissait le bûcheron qui enfonçait sa cognée au coeur des chênes marqués pour l'abatage ; elle gagnait jusqu'aux cloches de l'église, dont les voix moins grêles s'égrenaient avec une allégresse inaccoutumée.
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Caractéristiques
- Auteur
- Editeur
- Date de parution
-
août 2007
- Collection
- EAN
-
9782952184533
- ISBN
-
2952184534
- Illustration
-
Pas d'illustrations
- Format
-
11cm x 18cm
- SKU
-
10956489
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