Juif dans la france allemande

Michel Laffitte (Auteur) Paru en octobre 2006 Essai (broché) en français
5 2 avis
    Juif dans la france allemande_0
    Juif dans la france allemande
    • Résumé
    • Détails produits
    • Garanties
    • Accessoires inclus
    • Date de parution octobre 2006
      Editeur Tallandier
      Format 14cm x 21cm
    • En 1944, dans les jours précédant la Libération, alors que le processus d'extermination des communautés juives est pratiquement achevé aux Pays-Bas ou en Pologne, des milliers de Juifs parisiens continuent de mener une existence visible, à quelques kilomètres du camp de Drancy, antichambre d'Auschwitz. Si les rafles meurtrières ont poussé des milliers d'entre eux à rechercher la clandestinité et à gagner des refuges en zone Sud, une vie organisée se poursuit, au coeur du malheur. Seules deux institutions sont autorisées :... Voir la suite

    • Stock épuisé

      Indisponible en magasin

      Retrait gratuit

      Voir toutes les options et délais de livraison
    • Satisfait
      ou remboursé
    • Retour gratuit
      en magasin
    • Paiement
      à l'expédition

    Résumé

    En 1944, dans les jours précédant la Libération, alors que le processus d'extermination des communautés juives est pratiquement achevé aux Pays-Bas ou en Pologne, des milliers de Juifs parisiens continuent de mener une existence visible, à quelques kilomètres du camp de Drancy, antichambre d'Auschwitz. Si les rafles meurtrières ont poussé des milliers d'entre eux à rechercher la clandestinité et à gagner des refuges en zone Sud, une vie organisée se poursuit, au coeur du malheur. Seules deux institutions sont autorisées : le Consistoire central, conservatoire des principes républicains et, en apparence à l'opposé, l'Union générale des Israélites de France (UGIF), créée par Vichy en 1941 et conçue par les Allemands comme un instrument de repérage et un moyen de diffusion de leurs ordres. En acceptant de négocier avec l'occupant et avec Vichy, en s'efforçant de préserver des foyers d'accueil, des cantines, des dispensaires et autres organismes communautaires alors que s'accroissent les pressions, les exactions et les persécutions, les dirigeants des institutions juives ont-ils versé dans la trahison en participant à une politique de leurre ? Les responsables de l'UGIF ont-ils permis le fichage des populations juives, et participé à la distribution de l'étoile jaune, comme ils en furent accusés après-guerre sans qu'on y regarde de plus près ?

    «L'ouvrage de Michel Laffitte», écrit Annette Wieviorka dans sa préface, «se situe aux antipodes d'un simplisme expéditif et réducteur. Il nous fait pénétrer avec subtilité dans la réalité quotidienne de ces hommes et de ces femmes, dans les perceptions qu'ils ont des mesures prises contre eux, dans les mécanismes mentaux qui les font agir dans une situation où la marge qui leur est laissée est si mince. C'est un récit nouveau et passionnant de la vie des Juifs sous l'Occupation, nourri par des sources nombreuses et inédites.» Et elle conclut : «L'intelligence, la sensibilité, le souci de la vérité sont les seuls vrais hommages que l'on peut rendre aux victimes.»

    Agrégé d'histoire et docteur de l'École des hautes études en sciences sociales, MICHEL LAFFITTE a publié en 2003 Un engrenage fatal. L'Union générale des Israélites de France lace aux réalités de la Shoah, avec une préface de Pierre Vidal-Naquet (Prix Henri Hertz) et a dirigé en 2006 le numéro spécial de la Revue d'Histoire de la Shoah consacré aux conseils juifs dans l'Europe allemande.

    Extrait du livre :
    Extrait de l'introduction :

    Soixante ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, l'his­toire des communautés juives pendant l'occupation allemande de l'Europe semble un sujet épuisé. Il n'est plus question que de mémoire, de porteurs de mémoire et d'une histoire qui serait défi­nitivement écrite. Comme si le récit historique pouvait être comparé à un verdict, sans plus d'ouverture au questionnement, alors qu'il a fallu attendre 2005 pour que paraisse en français la première étude consacrée à Auschwitz. De plus, la transmission de ce récit devrait désormais tenir compte d'une supposée saturation de la mémoire et la fièvre commémorative qui a entouré, en janvier 2005, l'anniversaire de la libération des camps d'Auschwitz serait en décrochage par rapport aux attentes de l'opinion. Rien de neuf de ce point de vue depuis 1945, comme le rappelle Annette Wieviorka, dans les premières pages de son livre Auschwitz, 60 ans après : «Oublier que cela fut. Ou alors en parler, à la condition d'inscrire les morts d'Auschwitz dans la litanie des assassinés en masse : Indiens d'Amérique, morts des champs de bataille de la Première Guerre mondiale, Arméniens, paysans ukrainiens, Kosovars, hommes de Srebrenica, Tutsi, Herero, Cambodgiens, jusqu'à ce qu'ils s'y dissolvent.» Loin de la fraîcheur du questionnement de mes élèves, il m'est arrivé en 2005, en tant qu'enseignant, de devoir écouter poliment un indigent monologue au sujet des mémoires des génocides et d'une nécessaire inflexion de mon enseignement en fonction de supposées attentes émanant d'élèves d'origine africaine. Comme si la recherche et l'enseignement devaient répondre dans la panique à des exigences politiques communautaires qui sont davantage une projection d'adultes qu'une réalité de terrain, en dépit d'incidents réguliers et minoritaires, irrégulièrement révélés par les médias. Comme si, au fil des générations ou de l'actualité, sans parler du problème de la lente construction du récit historique à partir de sources fiables, les enseignants devaient renoncer à s'adresser à la conscience universelle, comme si une mémoire devait prendre le pas sur l'autre et les chercheurs et enseignants se transformer en caisse de résonance d'une concurrence des victimes. Loin des injonctions de la mémoire, ni les uns, ni les autres ne se sont pourtant interdit, depuis déjà plusieurs années, des analogies fécondes.

    Avis clients : 2 avis Juif dans la france allemande

    5/5
    • 0
      1
    • 0
      2
    • 0
      3
    • 0
      4
    • 2
      5
    Le plus utile
    Anonyme

    Avis posté le 29 oct. 2006

    enthousiasmant, nouveau, passionnant

    J'ai jamais rien lu d'aussi passionnant et d'aussi neuf sur la période de la Seconde Guerre mondiale et sur la survie des populations juives traquées. Une approche qui complète le livre de Benjamin Littell "les bienveillantes".Il y a 18 photos inédites incroyables des victimes et de leurs bourreaux, des citations de journaux intimes également inédits...

    Le mieux noté
    Anonyme

    Avis posté le 29 oct. 2006

    Neuf et passionnant

    18 photos inédites, un regard neuf sur les persécutions antisémites 1940-44 et les manipulations de la mémoire entre 1944 et 2006

    Caractéristiques détaillées

    Auteur

    Michel Laffitte

    Editeur

    Tallandier

    Date de parution

    octobre 2006

    Format

    14cm x 21cm

    Poids

    0.5590kg

    EAN

    978-2847343427

    ISBN

    2847343423

    Illustration

    Pas d'illustrations

    Format

    14,50 x 21,40 x 3,50 cm

    Poids du produit

    0.55 Kg