Pour une psychologie politique française
Résumé
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«Petit traité de psychologie politique» : Une nouvelle collection, au format de poche, qui fait le point sur les grands thèmes incontournables d'actualité en psychologie politique.
L'histoire de la discipline, la diversité de ses orientations actuelles, une réflexion sur les identités géopolitiques, sur les passions politiques... Autant de thèmes abordés dans cet ouvrage.
Extrait du livre :
1.1. La crise et les leurres de la société moderne
Les mythes fondateurs de la société moderne pèsent lourdement sur la...
L'histoire de la discipline, la diversité de ses orientations actuelles, une réflexion sur les identités géopolitiques, sur les passions politiques... Autant de thèmes abordés dans cet ouvrage.
Extrait du livre :
1.1. La crise et les leurres de la société moderne
Les mythes fondateurs de la société moderne pèsent lourdement sur la...
Caractéristiques
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- Date de parution
-
octobre 2006
- Editeur
- Collection
- Nombre de pages
-
192
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Pour une psychologie politique française
Résumé
«Petit traité de psychologie politique» : Une nouvelle collection, au format de poche, qui fait le point sur les grands thèmes incontournables d'actualité en psychologie politique.
L'histoire de la discipline, la diversité de ses orientations actuelles, une réflexion sur les identités géopolitiques, sur les passions politiques... Autant de thèmes abordés dans cet ouvrage.
Extrait du livre :
1.1. La crise et les leurres de la société moderne
Les mythes fondateurs de la société moderne pèsent lourdement sur la compréhension du fonctionnement de la politique et de ses fondements psychologiques. La culture classique et le rationalisme des lumières font écran, et aujourd'hui se payent les frais d'une longue glaciation rationaliste. Pourtant, il y a du truisme à reconnaître que le savoir-faire politique n'est autre chose que la fusion des logiques rationnelles et des logiques émotionnelles. Certes, la raison prétend guider et encourager les secondes au détriment d'elle-même. La question est plutôt : s'agit-il de logiques collectives ou individuelles. C'est pourquoi la démocratie est jugée comme le régime le moins mauvais par défaut, à force de bonnes paroles et des coups habiles de persuasion. Et ce n'est plus un mystère pour une personne informée que la démocratie représentative contemporaine, tapageuse et spectaculaire, se trouve dans une impasse. Encore pis : la démocratie n'existe pas dans la réalité politique moderne ; c'est une façade bien entretenue, un trompe-l'oeil pour les non-initiés.
Qui sont les véritables maîtres du monde ? Ce ne sont plus les gouvernements des États-nations, mais les dirigeants de grands groupes multinationaux, financiers ou industriels, et d'institutions internationales opaques : FMI, Banque mondiale. OCDE, OMC. À ce truisme, il faut en ajouter un autre : tous ces dirigeants ne sont pas élus démocratiquement, malgré l'impact de leurs décisions sur la vie des pays entiers et des populations à l'échelle de la planète. Faut-il rappeler d'ailleurs que le poids des sociétés multinationales dans les flux financiers a depuis longtemps dépassé celui des États. Faut-il rappeler qu'elles sont devenues plus riches que les États ? Faut-il rappeler leur ingérence dans les affaires de politique intérieure de nombreux pays, mais aussi dans le financement des partis politiques et des organisations de masse, toutes tendances confondues. Le tristement célèbre coup d'État au Chili (1973) reste dans les mémoires. L'intervention de la transnationale ITT et de la CIA est aujourd'hui prouvée. Enfin, pouvons-nous ignorer que ces organisations sont de fait au-dessus des lois et du pouvoir politique, au-dessus de toutes les démocraties. Si la négation de la démocratie est un fait, pourquoi alors continuer à s'en prévaloir. La raison est pragmatique : une reconnaissance de l'inexistence de la démocratie (au sens réel et noble du terme) ne manquerait pas de provoquer des remous, voire des révolutions. C'est pourquoi maintenir une démocratie de façade et déplacer le pouvoir réel vers de nouveaux centres, sous le rideau de fumée de la propagande idéologique, est la solution adoptée par les maîtres du monde et acceptée par les élites.
L'histoire de la discipline, la diversité de ses orientations actuelles, une réflexion sur les identités géopolitiques, sur les passions politiques... Autant de thèmes abordés dans cet ouvrage.
Extrait du livre :
1.1. La crise et les leurres de la société moderne
Les mythes fondateurs de la société moderne pèsent lourdement sur la compréhension du fonctionnement de la politique et de ses fondements psychologiques. La culture classique et le rationalisme des lumières font écran, et aujourd'hui se payent les frais d'une longue glaciation rationaliste. Pourtant, il y a du truisme à reconnaître que le savoir-faire politique n'est autre chose que la fusion des logiques rationnelles et des logiques émotionnelles. Certes, la raison prétend guider et encourager les secondes au détriment d'elle-même. La question est plutôt : s'agit-il de logiques collectives ou individuelles. C'est pourquoi la démocratie est jugée comme le régime le moins mauvais par défaut, à force de bonnes paroles et des coups habiles de persuasion. Et ce n'est plus un mystère pour une personne informée que la démocratie représentative contemporaine, tapageuse et spectaculaire, se trouve dans une impasse. Encore pis : la démocratie n'existe pas dans la réalité politique moderne ; c'est une façade bien entretenue, un trompe-l'oeil pour les non-initiés.
Qui sont les véritables maîtres du monde ? Ce ne sont plus les gouvernements des États-nations, mais les dirigeants de grands groupes multinationaux, financiers ou industriels, et d'institutions internationales opaques : FMI, Banque mondiale. OCDE, OMC. À ce truisme, il faut en ajouter un autre : tous ces dirigeants ne sont pas élus démocratiquement, malgré l'impact de leurs décisions sur la vie des pays entiers et des populations à l'échelle de la planète. Faut-il rappeler d'ailleurs que le poids des sociétés multinationales dans les flux financiers a depuis longtemps dépassé celui des États. Faut-il rappeler qu'elles sont devenues plus riches que les États ? Faut-il rappeler leur ingérence dans les affaires de politique intérieure de nombreux pays, mais aussi dans le financement des partis politiques et des organisations de masse, toutes tendances confondues. Le tristement célèbre coup d'État au Chili (1973) reste dans les mémoires. L'intervention de la transnationale ITT et de la CIA est aujourd'hui prouvée. Enfin, pouvons-nous ignorer que ces organisations sont de fait au-dessus des lois et du pouvoir politique, au-dessus de toutes les démocraties. Si la négation de la démocratie est un fait, pourquoi alors continuer à s'en prévaloir. La raison est pragmatique : une reconnaissance de l'inexistence de la démocratie (au sens réel et noble du terme) ne manquerait pas de provoquer des remous, voire des révolutions. C'est pourquoi maintenir une démocratie de façade et déplacer le pouvoir réel vers de nouveaux centres, sous le rideau de fumée de la propagande idéologique, est la solution adoptée par les maîtres du monde et acceptée par les élites.
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Caractéristiques
- Auteur
- Editeur
- Date de parution
-
octobre 2006
- Collection
- EAN
-
9782848351117
- Poids
-
0,0010kg
- ISBN
-
284835111X
- Illustration
-
Pas d'illustrations
- Nombre de pages
-
192
- Format
-
11,60 x 18,60 x 1,20 cm
- SKU
-
11990898
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