L'habit vert

Leïla Sebbar (Auteur) Paru le 13 avril 2006 Roman (broché)en français
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    • Date de parution 13.04.2006
      Editeur Thierry Magnier Eds
      Collection Romans Adulte
      Format 14cm x 22cm
      Nombre de pages 86

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    • Elle dit qu'elle aime ça d'être dehors avec l'équipe et balayer les rues, ramasser ce qu'on jette, papiers, vieux paquets de cigarettes, boîtes de tabac à priser écrasées, boîtes de Coca ou de bière cabossées, prospectus, plastiques ou journaux gratuits périmés, ça l'ennuie pas, elle pique au bout du manche avec le crochet à trois pointes, une fois elle a attrapé, juste, juste, il a failli lui échapper, un billet de cent euros, personne ne l'a crue, c'était vrai.

      On les voit dans les rues, les cafés, les hôtels et les...
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    LE MOT DE L'ÉDITEUR L'habit vert

    Elle dit qu'elle aime ça d'être dehors avec l'équipe et balayer les rues, ramasser ce qu'on jette, papiers, vieux paquets de cigarettes, boîtes de tabac à priser écrasées, boîtes de Coca ou de bière cabossées, prospectus, plastiques ou journaux gratuits périmés, ça l'ennuie pas, elle pique au bout du manche avec le crochet à trois pointes, une fois elle a attrapé, juste, juste, il a failli lui échapper, un billet de cent euros, personne ne l'a crue, c'était vrai.

    On les voit dans les rues, les cafés, les hôtels et les gares, les maisons. En service domestique, ménager, sexuel. Descendants des anciennes colonies, ils sont attachés à la personne du «maître». Liens de subordination ambigus, entre violence et tendresse. On les entend rêver, pleurer, rire, résister à la servitude. Passeurs entre l'Orient, l'Afrique et l'Occident.

    Extrait du livre:
    Une villa, peut-être la plus belle de la ville. Pas une maison mauresque, une villa moderne dans le quartier européen, on voit la mer, le port et les terrasses des maisons arabes. Des Français l'habitaient, fils et petit-fils d'un général de la conquête, son nom, je l'ai su, je l'ai oublié, ils l'ont vendue, ils vivent à Paris. Pas une maison de bey ou de dey. Deux étages, une terrasse, de la pierre solide, un large perron, devant la maison des jardins en terrasses des roseraies sur chacune, un jardinier formé en France a été engagé par la famille du général français. On l'a gardé. Des cyprès tout autour, la villa est isolée, les curieux passent leur chemin, derrière, côté cuisine et dépendances un verger, les fruitiers habituels, figuiers, orangers, citronniers, néfliers, abricotiers... Un palmier au milieu, un seul, centenaire, et des oliviers, stériles ? Je ne sais pas.

    À chaque étage, plusieurs chambres avec salle de bains comme un hôtel, mais ce n'est pas un hôtel. C'est une maison particulière. Madame l'a achetée après la mort de son mari. «Un héritage très confortable», on a dit. Pas d'enfants, c'est pour ça qu'elle aime les enfants, à ce qu'elle dit, elle a compté, une fois, combien d'enfants, garçons et filles, elle a fait travailler chez elle, nourris, logés, habillés, des enfants de pauvres, pas des enfants des rues sans famille qu'on envoie à la ville et ils se débrouillent, «pas ces enfants-là qui tournent vite au voyou, les filles aussi. Je connais les familles, le père ou l'oncle, parfois la mère, on me les confie, s'ils ne conviennent pas, je les renvoie chez eux avec des provisions et des vêtements, un peu d'argent, pas trop, ils le dépenseraient n'importe comment et la famille penserait que je n'ai rien donné».

    C'est comme ça que je suis arrivée, un matin, à la Villa, accompagnée par une tante. Elle parlait de moi à la patronne, j'étais parfaite...

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