Avis client

Stephanie Allanic Oswald
Actif depuis le 22 mai 2012
Dernier avis le 12 février 2019
192 avis rédigés
4.5/5 évaluation moyenne
147 notes utiles

Note générale
Moyen
particulier J’ai une attirance pour la littérature asiatique, aussi je me suis laissée tenter par l’écriture vietnamienne de l’auteur pour la découvrir. Le mot qui me vient à l’esprit est « particulier ». Je ne saurais dire si j’ai aimé ou pas ce récit tant il assaille d’émotions différentes. En effet, La narration se fait avec le « tu », sans que l’on sache qui parle au nom de l’héroïne. Cette jeune fille voit son cœur balancer entre Tuan, un ancien petit ami parti vivre à l’étranger, et Vù, bien présent et pour lequel elle se laisse aller à de tendres sentiments. Mais beaucoup de choses la retiennent à se laisser aller avec lui. On la sent qui se cherche, s’accommodant d’un métier de bureau inintéressant dont on ne sait que très peu, d’un domicile avec sa famille et sa nouvelle petite bonne qu’elle prendra un temps sous son aile. Enfourchant sa petite moto, elle déambule dans sa ville au gré du vent, de ses rencontres. Le style d’écriture enjoint à une certaine poésie qui se heurte à un quotidien puissant. Certaines tournures de phrases étonnent, mêlant descriptifs botaniques et spirituels. La lenteur des pensées de la jeune fille rythme les phrases, elle parle peu, écoute beaucoup. Je ne me suis pas spécialement attachée à elle, je me suis vue prendre une position de spectatrice, sans m’immerger dans ce qui la traverse. Il m’a manqué une profondeur dans ce livre, de celle qui vous transporte par les mots. J’en mets pour ma part la cause à ce « tu » omniprésent qui m’a déroutée plus d’une fois, empêchant la symbiose recherchée. Je ne m’arrêterai pas pour autant à ces seul livre et auteur pour découvrir la littérature vietnamienne. Je reste curieuse malgré tout. Enjoy !
Note générale
Super !
succulent ! Je remercie les Editions Calmann-Lévy pour m’avoir fait confiance dans la lecture de ce livre. Je ne vais pas m’appesantir sur le fait que je suis fan de la plume de Roxane Dambre, j’ai quasiment tout lu d’elle (sauf Magda) et jamais je n’ai vu mon intérêt s’amoindrir, au contraire. Nous retrouvons dans ce deuxième opus notre pétillante Sixtine qui s’est encore fait avoir dans le choix du thème à couvrir à cause des 3 Marcus Meilleur : une exposition sur la vie après mort. Secondée par Melchior, son stagiaire photographe, elle se rendra à la séance d’ouverture, elle approchera un tout jeune scientifique, Dimitri, dont l’invention pourrait bien révolutionner tout ce que l’on sait sur l’âme. Sentant le prix Nobel pour lui, elle fera en sorte de l’épauler et de lui donner confiance en lui. Toute l’histoire est jubilatoire, on s’attache énormément aux personnages, Dimitri et Estelle sont extrêmement touchants de maladresse, Melchior recèle une personnalité qui le rend incontournable pour Six, nous retrouverons le Commissaire de Police Châteaudun grincheux mais plein de ressources et un nouve original, Baptiste Lapierre, médecin légiste loufoque mais hyper compétent et fantasque. Les réparties fusent, toutes plus succulentes les unes que les autres, je me suis mise à sourire pour les tenues vestimentaires de Six, très très colorées, pour les scènes cocasses, que l’on voit venir ou pas. Sixtine avance dans sa vie professionnelle à l’image de ce qu’elle est en privé, avec toute sa fraîcheur, ses drôleries, sa bienveillance, son ouverture d’esprit mais aussi ses hésitations, ses angoisses. Ce roman laisse une part importante aux ressentis entre les personnages, donnant beaucoup de profondeur à l’ensemble. La thématique de la vie après la mort est présentée sous le prisme d’une avancée scientifique sur l’âme, mais également en ajustant quelques poncifs qui font la part belle aux mystiques en tout genre. C’est un feelgood dont on ne veut pas terminer l’histoire, je me suis même vu ralentir ma lecture pour savourer l’apothéose de fin. On aurait tous besoin d’une Sixtine dans sa vie pour y mettre cette joie de vivre, irisée de toutes les teintes de l’arc-en-ciel. Rarement je me suis autant affiliée à un personnage, me sentant proche de son intégrité, de ses décisions, de sa droiture bien à elle et de sa vision de la vie aussi étincelante. Bravo Roxane, je te le dis encore, je t’adore !!! Enjoy !
Note générale
Super !
froid, rêves et on flippe! Je remercie des éditions Calmann-Lévy pour m'avoir fait confiance dans la lecture de ce roman. Je souhaitais connaitre l'auteur et c'est chose faite avec ce one shot qu'est "Avalanche Hôtel". Je me suis plongée avec délice dans la mémoire de Joshua suite à son accident dans la neige. Elle lui revient petit à petit, et pour cela, il remonte son enquête à l'envers pour comprendre, aidée de son amie et collègue Sybille, ce qui l'a amené sur ce lieu isolé. Niko Tackian, dès les premières pages, a su transcender les souvenirs de Joshua, les rendant vivant mais surtout incontournables. L'onirique se mêle au quotidien, s'imbriquant de manière forte, permettant à nos deux héros d'avancer sur la recherche d'identité d'une jeune inconnue dans le coma. Le cadre est idyllique, le canton de Vaud en Suisse, au bord du lac Léman, saupoudré d'une neige glaçante, infiltrante. Un hôtel, jadis lieu de prédilection des certains fortunés, prend une place presque humaine au sein de ce roman. Qu'il soit celui des années 80 où celui abandonné en 2018, sa présence est pesante, glauque, hôte de mystères insoupçonnés. Joshua arpentera ses couloirs et la fameuse porte 81 .... que lui réserve cette chambre? L'interaction entre le policier et sa coéquipière assure des moments plus frivoles: Sybille, vrai garçon manqué, au style camionneur, avec un franc parlé jubilatoire, mais si peu sûre d'elle; et lui, perdu entre ses souvenirs d'avant et son présent, ne pouvant avancer sans elle, la laissant prendre une place qu'il n'avait pas prévu. Les chapitres courts permettent d'être au cœur d'une action sans temps mort, on suit pas à pas les indices, les rencontres s'entrecroisent, toutes plus étonnantes. L'auteur a su nous mettre sous tension, le thème des souvenirs et de ce que le cerveau peut créer et nous transmettre se mêlent admirablement dans ce récit. Certaines théories me sont nouvelles, voire flippantes, mais en refermant ce livre je me suis dit: pourquoi pas? Une tempo vive, des dissimulations, des incertitudes, des révélations, tout cela en a fait un page turner addictif. Essai réussi pour ma découverte de la plume de cet auteur dont je vais m'empresser de découvrir "Toxique" et "Fantazmë". Enjoy!
Note générale
Super !
paranoïa et intrigues: excellent Je me replonge dans la plume de l'auteure avec délice car j'avais eu un coup de cœur pour son précédent roman "Défaillance". Elle revient avec un thriller psychologique qui devient addictif au fur et à mesure des pages qui se tournent. Finn vit avec Ellen, la soeur de Layla qui a disparue depuis 12 ans. Il avait vécu une année d'amour fusionnelle avec elle, mais l'on découvre que sur le moment de sa disparition plane énormément d'interrogations. Et puis soudain, des petites poupées russes apparaissent à des moments singuliers....que se passe t'il? Finn n'a pas été un personnage agréable, on sent bien qu'il cache son jeu, qu'il n'est pas franc. Dès qu'un peu d'empathie surgissait, l'auteure prend soin de nous distiller le doute. J'ai ressenti de l'énervement dans ses choix et décisions, je ne voulais pas comprendre pourquoi il s'immergeait sciemment dans un monde de cachotteries. Sa relation avec sa future femme est assez complexe et dans un sens je l'ai même trouvée malsaine à certains endroits du livre. Les sentiments qu'il a pu avoir pour elle et ceux qui le traversent aujourd'hui évoluent de manière opposée mais pour autant il s'en défend, essaye de se convaincre. C'est haletant et nous laisse qui le qui-vive. La possibilité que le fantôme de Layla plane sur eux va mettre à mal tout se qui est construit, chacun avec ses espérances, ses peurs et son incrédulité. Tout monte crescendo, on suit les déambulations psychologiques pour s'étonner et essayer de résoudre le tout en même temps que Finn, mais l'auteure est une traîtresse qui ne laisse rien transparaitre, je me suis plusieurs fois prise à son jeu pour me fourvoyer en beauté! Les détails se jouent dans les mots, dans la perception que la plume veut bien nous laisser entrevoir. C'est magistralement bien orchestré! Madame PARIS est une auteure à suivre de près car elle signe là un roman magnifique qui vous laisse dans l'expectative jusqu'à la toute fin. Enjoy!
Note générale
Super !
Décalé, plume brussolienne que j'adore! Brussolienne de cœur de plus plus de 25 ans, avec mon mari nous possédons pléthore de ses livres et nous ne manquons pas de nous procurer ses derniers écrits. Ce dernier opus est dans la veine des plus purs Brussolo qu'il a pu écrire: un lieu spécifique, différentes scènes incroyables, des personnages déroutants, et une ambiance à la limite du surréalisme et du malsain. Pour moi cela a été un vrai coup de cœur. Nous n'avions pas encore foulé la terre d'Afrique par le prisme contemporain dans ses romans précédents, c'était une découverte plutôt grisante. Deux malmenés de la vie, une infirmière et un pisteur de fauves, vont se retrouver plongés malgré eux dans une aventure au fin fond de ce Congo inhospitalier où les "blancs" y sont très indésirables. La recherche d'un mania de l’aéronautique américain au sein de la jungle va les confronter à leurs pires peurs et les mettre sur la piste d'une théorie historique plus que contestée mais qui pourrait trouver ses sources dans la 2ème guerre mondiale. Chaque lieu traversé, chaque rencontre humaine sont autant de rebondissements alambiqués pour lequel Serge Brussolo excelle dans tout son art. On s'attache aux personnages, pour ne plus les supporter, pour y revenir ensuite. On se familiarise avec un lieu, on en part, et on y revient d'une manière détournée qui déstabilise. On ébauche des suppositions fantaisistes, on en trouve d'autres, on revient aux premières avec un goût amer dans la bouche, un goût de fiel qu'on a du mal à se défaire. Rien n'est jamais acquis ni sûr avec cet auteur, il peut vous laisser sur votre faim, planter quelques graines d'un début de résolution, pour ensuite vous laisser maître de votre opinion profonde. Outre cette capacité à étonner, ici l'humour décalé, déjanté même, flotte dans les réflexions dont ses personnages se font fort de penser tout haut. J'ai eu le sourire aux lèvres plus d'une fois et ce, dès les premières pages. Rarement l'auteur nous a distillé cette plume caustique, et j'en redemande! Je referme ce livre en me disant que je ne survivrai certainement pas 12h en pleine jungle, qu'il faut avoir des cojones en titane pour s'y infiltrer ou alors aucune envie d'en sortir. Bravo pour ce roman fort en surprises, fort en théorie du complot ficelé avec finesse. Je ne déments pas mon addiction à Serge Brussolo, j'en ressors encore plus charmée. Enjoy!
Note générale
Super !
suspense et romance, j'en suis toute guimauve ! Un vrai coup de cœur pour ce livre, dû au fait que la romance, que dis-je, l'amour fou qui lie Lynwood à Eli est tellement perceptible que je me sentais toute guimauve en lisant ce nouvel opus. Mais bien-sûr hormis ces sentiments exacerbés, une intrigue mêlant action, rebondissements en tout genre et surtout les pouvoirs d'Eli, m'a tenue en haleine jusqu'au bout. L'auteure n'épargne pas ses personnages, tour à tour 'in love', ou sous tension, Lynwood notamment sera confronté aux retrouvailles avec son frère. Leur rencontre avec le fils de ce dernier, Meriwether, autiste, permettra à Eli de faire fi de ses angoisses personnelles pour s'attacher sans concession à ce petit garçon si particulier. Cette force qui émane du roman est renforcée par le couple presque improbable que forme Eli et Lynwood. Chacun est traversé à divers moments par des interrogations, des doutes, des peurs. L'aide que va apporter notre beau séducteur à son frère résume toute sa personnalité: oui c'était un agent des forces spéciales, oui il est empreint d'altruisme et sait réagir rapidement. Mais parallèlement il doit gérer avec une femme indomptable, qui a toujours une vision d'avance sur ses faits et gestes, cela le déstabilise et le contraint à adopter des stratégies distinctives. Ici sont moins présent les amis français de Lynwood, mais ils apparaissent à des moments opportuns. Sandrine Roy sortira le tome 3 courant du premier trimestre 2019, toujours aux Editions Lajouanie, j'ai hâte de retrouver tout ce petit monde. Enjoy!
Apocryphe
Apocryphe Super !
Note générale
Super !
une épopée biblique magnifique Je découvre l'auteur par ce livre, et l'essai est marqué! Moi qui ne suis pas du tout versée dans le biblique, je me suis prise au jeu de vouloir en savoir plus sur l'itinérance de David de Nazareth. Ce jeune de 14 ans, ressemblant étrangement à son père, est plein de colère et de ressentiments comme tout bon ado qui se respecte. Mais lui, c'est contre son paternel qu'il s'insurge, celui qui l'a délaissé au profit de l'Amour à prodiguer aux autres, à tel point qu'il en est mort sur une croix. Pour grandir, prendre en maturité, il devra se rendre aux confins de l'Empire romain, en Syrie, et y découvrir sa destinée. Pour cela, il sera accompagné souvent à son corps défendant par Longinus (ancien centurion) et Farah (ancienne esclave égyptienne) . Ses compagnons de route l'aideront plus d'une fois à relativiser, à apaiser cette colère si affleure à chaque pore de sa peau. Mais en parallèle, c'est toute la dureté et les tortures infligées au peuple qui surgissent par le prisme des Grands de cette époque: Caligula, Ponce Pilate, l'homme armé du Temple (Saül), le Grand Prêtre du Sanhédrin... tous ne voient que par leur puissance, l'intérêt, la concupiscence. La plume ne fait aucune concession à la réalité sanguinolente qui entoure le quotidien des Juifs et des autres peuples sous dominance de Rome. Cette histoire est addictive, rarement je me suis plongée dans ces atrocités qui font légions, dans ces conflits politiques qui malheureusement sont presque contemporains. Je referme ce livre en étant chamboulée mais également imprégnée du message livré ici: chacun est maître de son destin, quelque soit la manière pour chacun d'y arriver. Enjoy!
Suzanne
Suzanne Super !
Note générale
Super !
le plus beau livre que j'ai lu cette année Et voici qu’à la toute fin de ce roman, je reste encore sensible à cette femme de 95 ans qui a traversé le siècle dernier pour finir aujourd’hui là où elle ne voulait surtout pas aller : une maison de retraite, plus particulièrement un EPHAD. L’auteur est son petit-fils, journaliste à France Inter, il a pris l’habitude de la chroniquer, par ses bons mots, par son intelligence et sa perception de tout ce qui l’entoure. Ce livre nous offre sa vie, de la rencontre de ses parents pendant la Guerre 14-18 à aujourd’hui. Il nous conte année après année son quotidien, ses pensées, ses rencontres, ses aspirations, ses joies et tristesses. La dureté de la guerre, le dénuement et l’opulence. On suit Suzanne, cette femme à l’esprit acéré, très ouvert, visant toujours le haut, toujours positive. Et puis s’intercalent les moments d’aujourd’hui, en EPHAD… Elle qui ne peut plus vivre seule, voit sa dépendance la handicaper, elle se confronte aux professionnels qui l’entourent, se rend compte du manque qui ne leur laisse aucun autre choix que de faire vite, sans réelle empathie, dans une routine rythmée par l’habitude, sans avoir le temps, ni l’envie pour certains, de s’appesantir 5mn auprès d’elle ou d’eux, ces petits vieux reclus. Suzanne a besoin de voir du monde, d’être motivée intellectuellement parlant, tout cela lui manque énormément, mais les enfants et les petits enfants sont loin, ils ont aussi leur vie à mener. Suzanne représente celle que je veux être, à son âge, avec toute ma lucidité concernant ma propre condition. L’attachement qui la lie à sa famille, et réciproquement, est perceptible, est un baume au cœur. Même si elle n’est pas affichée par tous ici-bas dans nos vies propres. Elle est consciente de tout ça mais ne peut y changer grand-chose. Ce livre est d’une beauté folle, il relate également un passé de la ville de Laval dont je me suis retrouvée friande, car cela fait plus de 25 ans que j’y habite. Rien ne me prédisposait à vivre cette histoire aussi profondément, et pourtant c’est ce qui s’est passé. Je faisais le tour des rues avec Suzanne, je visionnais ce qu’elle voyait, ou l’imaginait car le temps est passé depuis ses souvenirs. Suzanne est une féministe qui s’ignorait, en avance sur son temps, altruiste mais également moderne. Elle travaillait, se cultivait par passion, femme d’un seul homme, elle eu du mal à se passer de lui mais a réussi à le faire vivre dans les yeux de ses petits-enfants en leur contant pléthore d’anecdotes. A 95 ans, elle n'a rien perdu de son humour, de ses réparties incontrôlables et de ses envies inopinée. Je l’avoue sans peine, c’est un des plus beaux romans que j’ai lu cette année 2018, maintes émotions m’ont envahie à sa découverte, je remercie l’auteur Frédéric Pommier pour avoir su retranscrire avec finesse et sensibilité ce parcours de femme extraordinaire qu’est celui de sa grand-mère Suzanne. Enjoy !
Note générale
Super !
magnifique de rudesse et de beauté Je remercie mon ami Phil de m’avoir prêté ce roman de Yasmina Khadra. C’est le deuxième roman que je découvre de l’auteur et cela confirme mon impression première suite à « L’attentat » : j’adore sa plume. Elle vous emporte sur des contrées à la fois rudes et poétiques. Ses mots sont forts et tellement magiques qu’il arrive à traiter du thème des exclus avec une beauté sans commune mesure. Ces êtres, ces Horr comme ils se nomment, vivent sur le terrain vague à la sortie d’une ville en bord de plage, refusant d’y retourner, voulant vivre libre de tout et de tous. Chacun a une personnalité propre qui les rend attachant malgré leur dénuement et une certaine violence en latence pour certains. Tous sont des abîmés de la vie et l’auteur a fait le choix de nous conter une tranche de leur vie, une bulle temporelle dans laquelle je me suis glissée et me suis laissée imprégner de ce monde. Nous ne savons pas où nous nous trouvons, quelle ville affleure ce terrain ni en quelle année, cela accentue cette intemporalité mais renforce l’humanité de tous ceux qui vivent là. Le lecteur n’a plus qu’à les suivre, les écouter, partager leur quotidien. Ach le borgne et Junior seront au centre de cette histoire, étirant et recentrant les fils d’amitié, partageant des leçons de vie. Leurs relations faites de bienveillance seront malmenées, interrogeant le lecteur quant aux manipulations possibles des uns envers les autres. Un roman magnifique de beauté ! Maintenant j’ai hâte de découvrir ‘Khalil », le romand sorti cette année 2018. Enjoy !
Note générale
Moyen
un polar pesant dans un lieu magnifique mon blog Sagweste In Librio Je suis un peu mitigée sur le retour que je peux en faire. C'est une construction particulière où Samuel Delage vous emmène par paliers, nonchalamment, vers la résolution de son enquête. La Villa Médicis est un lieu d'ouverture aux artistes qui après avoir candidatés pour présenter un projet, s'ils sont retenus, peuvent y rester une année afin de le concrétiser. Un meurtre va avoir lieu, celui d'un artiste, et un huis clos va s'instaurer entre le personnel administratif, les résidents et les policiers. Qui et surtout pour quel motif l'un d'entre est il mort de cette manière plutôt ahurissante? La plume de Samuel Delage je l'ai trouvé assez poétique, chaque fait et geste, chaque lieu, petit recoin sont décrits avec précision, je n'avais pas à faire beaucoup d'effort pour me représenter ce lieu mythique. Les fresques, les statuaires, les petits chemins, les buis, même les souterrains se sont imprimés devant moi. Les diverses résidences des artistes sont à leurs images, s'intégrant parfaitement à leurs personnalités fantasques et énigmatiques. Tout au long du livre j'ai tenté de dérouler leurs objectifs premiers pour les confondre, rien n'y a fait. Yvan Sauvage, commissaire priseur et expert en arts va venir en aide au Directeur de cette villa pour organiser l'anniversaire de ce lieu magique. Mais il va se retrouver confronter à ses lubies, mettant à mal l'enquête du commissaire italien Castelli.Il y retrouvera une ex-amante, Marion, avec qui il essaiera d'y voir plus clair dans tout cet imbroglio, mais elle-même est assez paumée dans sa manière d'être. La tempo est lente, laissant l'auteur nous poser à la fois les lieux et les personnages. L'enquête en devient presque secondaire. L'ambiance qui en découle est malsaine, pesante. Je me sentais engluée dans cet environnement où tous les protagonistes sont perclus de mystères. Démêler la pelote de laine est un défi à la hauteur du commissaire Castelli bien qu'il se retrouvera lui-même bien souvent énervé par cette langueur et ces cachotteries que chacun lui oppose. La pression monte crescendo pour aboutir à une tension accablante et désagréable où tout va s'accélérer en peu de temps. Le tueur va jouer avec tout le monde, bouleversant les certitudes. J'ai eu comme un sentiment d'étouffement dans ce huis clos pourtant très bien conté. Peut-être me suis-je justement trop imprégnée de l'ambiance. J'ai aimé cette enquête dans l'enquête, ces petites choses qui mises bout à bout en viennent à parfaitement s'intégrer entre elles. Je salue le travail de recherche de Samuel Delage pour tout ce qui est décrit, je n'ai qu'une envie en refermant ce livre celle d'aller trouver sur le net un reportage sur cette Villa Médicis pour la voir en vrai et confronter mes impressions. Enjoy!
Signé Sixtine
Signé Sixtine Super !
Note générale
Super !
une héroîne solaire et un roman merveilleux mon blog Sagweste In Librio Je remercie Roxane Dambre et les Éditions Calmann-Lévy pour l'avoir fait confiance dans la lecture de ce roman. Attention cette chronique est du genre enthousiaste et à charge!! Un méga gros coup de cœur pour ce feel good merveilleux que je viens de terminer!! Bon déjà c'est une auteure dont j'adore la plume dans ses précédents écrits (donc ça s'annonce toujours plutôt bien), ensuite j'aime la personne et le charme qu'elle dégage pour l'avoir rencontrée in the real life plusieurs fois. Elle est pleine de douceur et de sourires, on a juste envie de s'assoir à côté d'elle, prendre un thé et de papoter de son monde que ce soit l'urban fantasy ou le feel good car elle y excelle. Ici commence donc le premier tome où nous suivons Sixtine (un prénom qui lui va comme un gant), qui débute dans le journalisme. Son premier article est un sujet plus que soporifique, suivre le congrès "mathématiques appliquées à la relativité et à la cosmologie'. Ce défi, elle l'aborde en choisissant de suivre l'expert le plus sexy qu'elle trouve. Mais tout va se compliquer très vite car un meurtre survient, et voilà notre héroïne plongée à 200% dans ce monde des maths et des révélations sur le cosmos. Ne vous y trompez pas, Sixtine est un être à part, plein de couleurs, d'enchantement pour chaque chose, usant d'un humour plus que caustique et pas toujours approprié. C'est un vrai soleil au sein de toute la troupe qu'elle va former autour d'elle dans cette enquête, entourée qu'elle sera par des personnages tous plus particuliers et charismatiques, parfois déjantés mais très humains et bienveillants. J'ai passé mon temps à sourire largement, à rester scotchée à mon livre pour suivre leurs aventures mais surtout leurs mots d'esprits, plein de malice et de gaité. Tous sont attachants au possible, je ne voulais pas les quitter en tournant la dernière page tellement je me suis imprégnée de leurs interdépendances. L'univers de la cosmologie est décrit de manière simple et l'on peut citer Bastien, le cosmologue sexy du livre: "En termes de vulgarisation scientifique, le paradoxe de l'évolution, c'est qu'on est vraiment tous trop cons!'. Précipitez-vous pour lire ce feel good du tonnerre, il vous donnera la pêche, renforcera vos connaissances sur les galaxies, et vous serrera le cœur quand vous devrez tous les quitter jusqu'à l'année prochaine. Roxane, tu sais que je t'adore mais là tu as fait fort, bravo pour ce roman absolument magnifique, Sixtine est solaire, elle s'est glissée en moi comme un caméléon, elle a irrigué de sa fraîcheur et de sa joie de vivre tout mon être et j'en avais bien besoin. Enjoy!
Note générale
Bien
un rman d'aventures fantastiques passionnant Je remercie les Editions Milan et masse critique Babelio pour m'avoir fait confiance dans la lecture de ce roman. J'ai adoré suivre les aventures d'Arlo Finch, ce garçon de 12 ans qui arrive à Pine Mountain avec sa mère et sa sœur pour vivre dans la "cabane" familiale avec leur oncle étrange et grincheux Walde. Une fois sa première journée de collège faite, il s'inscrira chez les Rangers, une sorte de confrérie scout pour jeunes et grands ados. Mais la forêt recèle bien des mystères auxquels Arlo et ses amis vont être bientôt confrontés. C'est à la fois un vrai roman d'aventures et de fantastique. Des créatures complexes surgiront, mais la finalité de ce livre est bien la cohésion entre les amis, leur loyauté les uns aux autres et leur ingéniosité. Une belle morale sous-tendue de rebondissements, d'interrogations et d'analyses. Les personnages sont tous sympathiques, même si certains se révèlent plutôt mystérieux, cela permet au lecteur d'être sans cesse en attente d'une réponse, d'un fait explicatif. L'auteur a bien dosé le tout, je me suis plongée dans l'histoire d'Arlo avec bonheur, le voyant évoluer petit à petit et surtout gagner une confiance en lui qui lui faisait défaut. Un roman vraiment passionnant que je vais m'empresser de faire lire à mon fils. Enjoy!
Enfermé.e
Enfermé.e Super !
Note générale
Super !
profondément magnifique! mon blog Sagweste In Librio Je remercie Jacques Saussey et French Pulp Editions pour m’avoir fait confiance dans la lecture de ce roman. J’ai refermé mon livre hier soir, et je suis encore remuée au plus profond de moi. Ce roman noir sur le thème du transgenre est le premier que je découvre et l’histoire de Virginie m’a effarée, émue mais également a fait émerger chez moi une colère contre l’intolérance, celle qui peut bousiller une vie. Pas de patronyme ici, juste des surnoms, on se plonge au cœur de ce que vit Virginie quotidiennement depuis sa plus tendre enfance quand on nait dans un corps dans lequel on ne se reconnait pas. On alterne son passé avec le travail qu’elle exerce aujourd’hui au sein d’une maison de retraite un peu particulière. La période qui lui a valu la prison est tellement forte, tellement avilissante, tellement maltraitante que je n’avais qu’une envie c’était de la sortir de là à tout prix, pour lui éviter tout ce qu’elle renvoyait aux hommes, dans le milieu carcéral, de plus vicieux et d’abject. Il suffit quelques fois qu’un seul être vous tende la main pour ne pas savoir comment la saisir au rebond. Elle a une force de caractère que bien des femmes lui envieraient, mais le chemin qu’elle parcourt est malsain. Sa situation dans la maison de retraite la fera évoluer vers des sentiments qu'elle a du mal a accepter tout en gardant ce besoin qu’elle a de toujours vouloir prendre soin des plus faibles, des plus âgés, des plus particuliers. L’intrigue menée de main de maître montera crescendo, entraînant le lecteur dans des moments interrogatifs puis salvateurs. L’auteur ne nous demande pas de cautionner ou non ce qui va se passer et les décisions prises, mais chacun pourra, au vu de ce qu’il a lu, se faire une opinion plus précise. Je reste encore ce matin scotchée par ma lecture, un vrai coup de cœur, mais qui va au-delà des mots. Il a transcendé ma manière de voir ces femmes, il a affûté mon regard sur un sujet qui me dépassait car je n’avais aucune idée de la manière dont encore aujourd’hui elles pouvaient être perçues. C’est un roman qui ne laisse pas indifférent, il percute au fond de nous certains poncifs, certaines valeurs pour au final remettre tout en cause si tant est que l’on y soit ouvert et préparé. Merci Jacques, tu m’as dit et m’avait prévenue que « Enfermé.e » était très particulier, je ne m’attendais toutefois pas à ressentir tes mots avec autant de force. Enjoy !

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