Avis client

QuoiLire
Actif depuis le 24 mai 2012
Dernier avis le 12 octobre 2019
362 avis rédigés
3.5/5 évaluation moyenne
640 notes utiles

Note générale
Très déçu
Économisez vos sous pour un autre roman A la sortie du sixième tome de la série Millénium, La fille qui devait mourir, David Lagercrantz a annoncé qu'il était temps de tourner la page et de passer à autre chose. En fait je pense qu'il aurait du le faire bien plus tôt car malheureusement ce roman ne permet pas de relever le niveau de la série et s'éloigne une fois de plus de la recette qui avait fait de Millénium une série au succès planétaire. Ce sixième, et donc théoriquement dernier, tome de la série n'est plus qu'une pâle copie des aventures de Lisbeth Salander et Michael Blomqvist. si l'on ôte les quelques pages d'action en début et fin de roman, le livre a un rythme d'escargot sous tranquillisant. L'intrigue est aussi fine d'une feuille de papier à cigarette. Quant au style, par moment j'avais l'impression de lire une page Wikipedia ou un récit d'aventure de montagnards. David Lagercrantz, est-ce du à son contrat avec les héritiers, ne fait preuve d'aucune originalité, se laisse bercer par les modes du moment (usine à troll), ne prend même pas la peine de faire évoluer ses personnages en les contraignant à leur carcan habituel au point que cela en devient une parodie. Bref un roman fait pour être une manne financière pour les héritiers et non pas pour un héritage littéraire. Économisez vos sous pour un autre roman que celui-là.
Soif
Soif Moyen
Note générale
Moyen
Mieux que les précédents Contrairement à ce que peuvent prétendre aussi bien l'auteur que certains critiques littéraires, Soif n'est pas son meilleur roman, mais par rapport aux précédents qu'elle nous livre depuis plusieurs années, il est nettement meilleur. Son roman imagine la réflexion de Jésus sur sa vie à la veille de sa crucifixion et philosophe sur la condition humaine, l'amour, la souffrance, ... On ne saura pas si ce roman est une fiction ou une conviction partagée par l'auteur, cependant il permet d'avoir un autre regard sur Jésus, la religion catholique, même si l'auteur s'autorise quelques libertés et interprétations personnelles des textes saints. Alors pourquoi n'est pas le meilleur ? Ce que j'avais apprécié dans les romans "de jeunesse" de cette auteure c'était un phrasé soutenu et soutenant une histoire (le plus souvent de querelles) intelligente et drôle. C'est cette dernière caractéristique qui fait défaut dans ce roman. Mais il faut bien l'avouer que cela eut été déplacé dans ce contexte, au risque de s'attirer encore plus de foudres de lecteurs. On notera cependant que pour un roman tout aussi "imposant" que celui de l'an dernier, son prix aura prix 0.50€ dans sa version papier, et 1€ dans sa version numérique; ce qui fait définitivement d'Amélie Nothomb une des écrivaines les plus onéreuses pour découvrir son univers et son talent.
Une enquête de l'inspecteur Harry Hole - Une enquête de l'inspecteur Harry Hole, T12
Le couteau Bien
Note générale
Bien
Harry Hole abîmé Jo Nesbo revient donc pour une douzième aventure d'Harry Hole. Je plains ce personnage dont la trame est plus qu'usée (en fait sa dernière aventure lui avait valu un doigt en titane) et dont son créateur va encore l'abîmer un peu plus. Abîmer est le terme qui se prête le mieux car dans ce nouveau roman, Harry Hole va être malmené en retrouvant ses démons éthyliques, en étant écarté de l'enquête du fait de sa proximité de la victime, sa femme, en étant confronté à son Moriarty (le fiancé) et lui faire toucher le fond, le projeter dans les abîmes, en le posant en tant que principal suspect. L'originalité de ce livre est de sortir Harry Hole de sa zone de confort, de lui enlever le rôle de super-flic, de le confronter à toutes ses faiblesses, ses trous de mémoire. Il va devoir réfléchir sur sa personne, sa responsabilité dans l'affaire, la possibilité de rendre la justice par soi-même plutôt que recourir à celle du peuple. Bref il perd tout ses repères. Si vous êtes plutôt de ceux qui appréciaient les romans dynamites, voire dynamités, il vous faudra patienter le dernier tiers du roman qui reprend les schémas narratifs habituels de Jo Nesbo. Tactique, rythmé, rebondissant, Harry Hole reprend du poil de la bête jusqu'à ce que ..... En conclusion, si ce Harry Hole n'est pas complètement le Harry Hole que nous avons connu dans les onze précédents épisodes du personnage favori de Jo Nesbo, ce livre est original dans la faiblesse du héros à laquelle nous ne sommes pas insensible.
Note générale
Bien
Ce livre n'est pas un r^ve Oniria a toutes les caractéristiques des romans jeunesse qui ont rencontré le succès. A l'image d'un Harry Potter, B.F. Parry sait capter l'attention de son lecteur et de le projeter dans l'histoire comme l'eut fait J. K. Rowling : son personnage rencontre de grandes difficultés familiales, aux prises d'une belle-mère carriériste, et qui ne peut compter sur le réconfort d'amis à l'école; mais qui, par un membre familial attentionné, va découvrir un monde fantastique qui va changer sa vie. B.F. Parry a su créer un monde riche tant dans son histoire, de ses habitants, de leurs spécificités, des règles qui les régissent et des possibles interactions avec le monde des éveillés. Elle sait également mettre quelques pointes d'humour, notamment avec des petits clins d’œil vers d'autres auteurs, romans, séries télé ou dessins animés. Ainsi, bizarrement, la fille ayant fait les 400 coups au pays des rêves, telle une exploratrice, est accompagnée d'une créature protéiforme se présentant souvent sous les traits d'un singe. L'écriture est d'une grande fluidité; et l'alternance de discussions et d'interrogations avec des scènes plus mouvementés confèrent au roman un rythme intéressant. Seul bémol, contrairement à la saga harry Potter où chaque tome apportait une nouvelle histoire, l'histoire d'Oniria s'étale sur les qautre tomes. Il faudra donc une certaine motivation au lecteur pour connaître la fin.
Note générale
Très déçu
Un livre pour faire bien dans sa bibliothèque. A l'image de la grenouille voulant se faire aussi grosse que le bœuf, Murakami avec son 1Q84 a cherché à égaler ou surpasser le maître George Orwell et son brilliant1984. Mais n'est pas George Orwell qui veut. Tout d'abord, l'histoire se résume à suivre en parallèle la vie de deux personnes : une jeune femme adepte d'une secte qui tue les hommes qui ne respectent pas les femmes, et de l'autre côté un homme, employé comme nègre dans le monde de l'édition pour faire concourir une fille dyslexique à l'élection du meilleur premier roman. Pour les amateurs de roman noir et de science fiction, domaines pour lesquels est présenté 1Q84, on ne peut pas dire que cela soit très accrocheurs. Ensuite le rythme n'en a que le nom tant celui-ci est lent. Après plus d'une centaine de pages, le lecteur prend à peine connaissance des personnages et du début de l'histoire. Par contre Haruki Murakami  passe énormément de temps dans les digressions, les descriptions que l'on pourrait penser qu'il est payé au mot comme le furent les auteurs au fin XIXè siècle. Même si les critiques ne l'avoueront jamais, je crois que cette lassitude s'est également répandue chez eux tant ai-je trouvé de critiques, de présentations du livre se limitant aux quelques chapitres que j'ai parcourus. Sans doute l'appartenance des magazines au même groupe de presse et d'édition y est pour beaucoup. Non je ne comprends pas l'engouement pour ce livre. Autant George Orwell dénonçait les méfaits du modernisme et du totalitarisme dans un contexte mondial, Haruki Murakami ne fait que rabâcher des sujets stigmatisants le peuple japonnais. Bref, un livre pour faire bien dans sa bibliothèque.
Note générale
Moyen
C'est un peu du vent A l'issue de la lecture La Horde du Contrevent d'Alain Damasio, mon avis sur ce livre reste plutôt mitigé. Au regard des avis encenseurs que j'avais eux de ce roman et des prix qu'il avait reçus, je me suis dit "tout cela pour ça !". Je reconnais sans réservé les qualités rédactionnelles et mises en scène d'Alain Damasio en imaginant un monde avec un vocabulaire propre à ce monde, des mentalités bien particulières, un historique en accord avec l'histoire. Les personnalités des personnages apparaissent aussi bien dans leur symbole les représentants, leur façon de penser dans la horde, mais surtout en avant tout dans leur façon de parler : brut de décoffrage pour le leader, plus fine et recherchée pour le ménestrel qui les suit. Pour l'ambiance, l'auteur a eu l'originalité d'encoder les vents ou bien de numéroter les pages de manière décroissante Par contre, la vitesse du roman est à l'image de l'histoire: c'est lent, cela se tire en longueur et comporte de nombreuses répétitions. Une fois la découverte du monde passée après les 200 premières pages et comprit le parallèle entre la quête des héros et leur vie, le lecteur aura l'impression de tourner en boucle dans le roman. Il n'est guère surpris, et si comme les personnages du livre dans leur quête, il persiste dans la lecture de ce roman, il risque d'être tout autant déçu que les héros à la conclusion du livre.
Note générale
Bien
Irradiant d'information sur la zone interdite Avec un titre comme De bonnes raisons de mourir, nous sommes pour le moins aguichés, attirés par ce roman dans lequel nous mettons beaucoup d’espoirs. On se dit que l'on va avoir une intrigue policière assez classique, mais l'originalité provient du lieu dans lequel se trouve le corps : le village roche de la centrale nucléaire de Tchernobyl et fermé au public. Ce n'est pas ce faux-semblant de huis-clos qui va propulser l'enquête dans une autre dimension, mais bien l'ennemi invisible des lieux : la radiation. Car contrairement à un meurtre commis dans un univers "sain", on ne fait pas ce que l'on dans cette zone avec ce qui s'y trouve. IL faut déjà trouver des enquêteurs qui acceptent (ou sont contraints) de s'y rendre, pouvoir extraire des indices de la zone et les exploiter suivant certains protocoles. Ainsi on ne peut pas autopsier un corps irradié comme un autre. On l'aura compris sous couvert d'une enquête policière Morgan Audic, un peu comme Olivier Norek dans Surface, souhaite nous faire découvrir un pays, ses coutumes, ses pratiques. Dans De bonnes raisons de mourir c'est avant tout de dénoncer la gestion de cet accident nucléaire qui a impacté la région et ses habitants, mais le monde dans son ensemble; tant sur le moment mais aussi et surtout de nos jours. Il est incroyable de voir le laxisme des autorités corrompues ou focalisées sur leur désir de pouvoir. Ce roman donne plus d'informations géo-politiques sur la Russie et l'Ukraine que la plupart des journaux et magasines d'informations de la presse écrite ou télévisuelle. S'il y avait un défaut dans ce roman serait la symétrie des deux équipes enquêtant sur ces morts, au risque parfois de troubler le lecteur et de le tromper dans l'identification de l'équipe. Mais cela ne devrait arriver que si vous lisez ce livre par petits bouts, avec de fréquents arrêts. Autant dire que cela ne devrait que très rarement se produire une fois que vous serez pris par l'histoire et l'ambiance du livre.
Note générale
Moyen
Simplement bon Le prieuré de Crest n'est ni excellent ni mauvais, il est simplement bon. Si l'intrigue et l'enquête sont assez banales et ne présentent pas de grande surprise, le grand intérêt du roman réside dans les personnages. Que ce soit du côté des gendarmes ou bien des sujets de l'enquête, ils sont variés, complexes, attachants ou haïssables, drôles ou sérieux.Leur variété constitue une des grandes forces de ce livre. Ce roman est tout de même une belle découverte dans les relations des gendarmes, entre ceux de la campagne proche des habitants et ceux des villes appelés en renfort sur les enquêtes complexes rompus aux dernières techniques d'enquête. Sans être un roman psychologique, la solution se trouve de ce côté. Car le sujet du livre tourne autour du fait que des femmes victimes des hommes désirent ne vivre qu'entre elles, sorte d'amazones modernes. Sans doute que l'origine de ce livre se trouve dans la déferlante MeToo et BalanceTonPorc qui a envahi le monde médiathèque quelques moins précédents la sortie de ce livre. Un roman policier agréable, petite parenthèse de fraîcheur entre deux romans plus noirs.
Robe de marié
Robe de marié Super !
Note générale
Super !
Vive la marié Ce roman policier, ou plus exactement un roman noir, témoigne que les qualités de Pierre Lemaitre étaient déjà présentes bien avant son obtention du Prix Goncourt Déjà au niveau de l'histoire, Pierre Lemaitre s'amuse avec son lecteur en l'embarquant dans une première moitié du livre dans la descente aux enfers d'une jeune femme qui fuit les conséquences de ses actions qu'elle aurait commis dans ses périodes d'amnésie; puis de procéder à un brusque revirement sur lequel je ne m'étendrais pas pour vous laisser la surprise.... et la suivante. Il eut été une époque où ce genre de scenario aurait plu à des cinéastes comme Alfred Hitchcock. L'histoire s'articulant autour d'une aventure, l'auteur a évidemment bien architecturé ses personnages tant sur leur psychologie, leur passé, leur fonctionnement, leur réflexion, leurs actions et réactions. On les imagine parfaitement, on ressent chacun de les sentiments, on frissonne avec, pour, eux. D'ailleurs si vous pensiez que pour une fois le titre d'un roman de Pierre Lemaitre était bien choisi, en fait il s'agit d'une faute d'orthographe. L'auteur a donné cette information lors d'une entrevue: le personnel de l'édition s'en est aperçu alors qu'un certain nombre de livres avait déjà été tiré. Finalement, il a admis que le hasard avait bien fait les choses. La version audio par laquelle j'ai découvert ce livre est très excellente. Les deux lecteurs (une voix féminine pour Sophie, une masculine pour l'homme) ont une diction parfaite, le jeu juste nécessaire qui permet de laisser l'imagination de l'auditeur agir.
Luca
Luca Super !
Note générale
Super !
Intriguant Alors que Bernard Minier a publié dans la même période un thriller exploitant également l'IA, Franck Thilliez dépasse cet autre auteur en évitant les écueils de son confrère. Ainsi, Franck Thilliez a su vulgariser l'IA et les autres "nouvelles techniques" introduites dans ce livre, sans tomber dans une présentation à la Wikipédia que seuls les initiés sauraient comprendre (mais sans y trouver d'intérêt). Sans doute son passé d’ingénieur en informatique lui a permis d'avoir du recul sur le sujet et de se concentrer ainsi sa vocation première : conteur d'intrigue policière. Dire qu'une nouvelle fois Franck Thilliez nous livre un grand roman policier serait trop facile, mais il faut bien le reconnaître que c'est le cas. Une intrigue bien ficelée, avec de nombreux rebondissements, des personnages originaux (dans tous les sens du terme) même si on adore retrouver le requin Sharko. J'avoue avoir particulièrement apprécié découvrir le nouveau 36 depuis le déménagement de la criminelle aux Batignoles, c'est le premier auteur à le faire. Ce roman est également l'occasion de découvrir les dernières méthodes d'investigation,leurs limites face à l'imagination des criminelles ou de ces nouvelles technologies. Mais c'est avant la réflexion que suscite l'auteur dans ce livre sur le devenir de l'homme et du flou juridique aux regards de ces nouveautés technologiques, comportementales et sociétales. Pour les sceptiques qui penseraient que Luca est un roman d'anticipation, le jour même où j'écris ces mots, le Japon vient d'autoriser la création d'embryons humains-animaux. La réalité dépasse la fiction, ou la folie de notre monde ne permet pus à la fiction d'être d'anticipation ou d"calée bien longtemps.
Note générale
Super !
Un nouveau maître français du fantastique Tout d'abord, une petite précision mais qui a son importance : Le maître des limbes est bien la suite des Limbes; et même si tous les éléments du premier tome sont rapidement rappelés dans ce second volet, il est préférable de lire ces deux livres dans l'ordre pour en apprécier leur juste valeur. Je ne sais pas si initialement Olivier Bal avait écrit les deux tomes d'affilée au moment de la publication du premier volet, mais j'ai noté une nette amélioration du style entre les deux livres. En effet, le rythme du récit est beaucoup plus maîtrisé et le livre bien plus agréable à lire. Malgré ses presque 600 pages, il y a très peu de passages lents. Le livre alterne entre les différents points de vue des personnages principaux (alors que dans les Limbes tout s'articulait autour d'un personnage principal James). On profite alors des histoires personnelles, du déroulement du monde réel, des récits oniriques et du monde des limbes. En exploitant toutes les potentialités spatio-temporelles, sans faire de jeu de mots laids, l'auteur donne une nouvelle dimension tant aux conséquences des manipulations des rêves, des prises de contrôle des dormeurs, qu'au niveau de la guerre de pouvoir pour contrôler le (nouveau) monde. Si au démarrage, on pourrait trouver des points communs avec le roman Sleeping Beauties de Stephen King, Olivier Bal va beaucoup plus loin que le maître de l'horreur, sur certains points, ce Maître des limbes m' a fait penser à Ubik de Philip K. Dick, mais en plus abordable. Ce roman ne serait rien sans ses personnages admirablement construits, avec des passés différents, des mentalités tantôt opposées tantôt complémentaires, par moment attachants puis haïssables, ou inversement. Ils sont à l'image du roman tout en faux-semblants et qui s'inscrivent dans un système bien complexe. Un très grand roman qui confirme les quantités narratives et fantastiques d'Olivier Bal qui espérons-le pour lui saura nous combler dans de futurs romans abordant d'autres domaines.
Vindicta
Vindicta Super !
Note générale
Super !
Sire Cédric maître du thriller avec Vindicta Bien que bénéficiant d'une forte communauté de lecteurs fans, mes premières expériences de lecture de Sire Cédric m'avait laissé en demi-teinte. Avec Vindicta, Sire Cédric, ou plus exactement Cédric Sire à partir de ce roman, entre dans le clan fermé des grands du thriller. Si pour vos vacances, ou pour faire oublier que malheureusement vous ne pouvez en prendre, vous cherchez un roman qui vous prenne aux tripes, Vindicta est fait pour vous. Ce roman a toutes les composantes d'un grand roman à suspense : des morts à la pelle, des personnages, attachants de par leur fragilité et leur humanité, ou bien avec de fortes personnalités, une intrigue bien ficelée, et un rythme de go fast littéraire, le tout saupoudré de conflits entre services des forces de l'ordre, d'un psychopathe fantomatique et insaisissable. Là où le sorcier Cédric Sire (jeu de noms avec son ancien nom Sire Cédric, Sire C., Circée) est d'une très grande habileté et devient un nouveau maître du thriller, il nous charme de son chant de conteur meurtrier comme son homonyme homérien. Peu d'indices sont déposés tout au long du roman (en fait il n'y en a que deux), mais pris dans l'ambiance du roman, tout comme moi, vous risquez de passer à côté sans les remarquer, et alors de profiter d'un formidable final. Donc c'est avec un grand oui que nous anoblissons Sire Cédric, Cédric Sire, dans le cénacle des maîtres du suspense.
Macbeth
Macbeth Très déçu
Note générale
Très déçu
Fidèle au texte mais pas à l'auteur Si transposer  un classique de la littérature, en l’occurrence Macbeth, dans l'univers du roman noir est à la fois une idée originale et une intention louable, cela ne contraint l'auteur à s'écarter de ses habitudes. Ici, on a à faire à une histoire beaucoup moins dynamique, à moins de réalisme, auxquels j'étais habitué dans la série des Harry Hole. Le style est moins fluide, plus emprunté au point, l'auteur cherchant même à reprendre certaines formulations ou des dialogues de l’œuvre originale. L'histoire revient toujours à une lutte de pouvoir avec une adaptation moderne de certains caractères (le sorcier devenant le principal fabricant et dealer de drogue), mais les rebondissements, les retournements de situation, en total décalage avec la réalité de notre temps, feraient passer Jo Nesbo comme un mauvais auteur de romans noirs recourant aux clichés et effets sensationnels, alors qu'il ne nous a pas habitué à cela. Si l'histoire n'est pas à la juste valeur de l'écrivain, les qualités rédactionnels de celui-ci se révèlent tout de même dans la mise en place de l'atmosphère, la création des personnages ou la localisation de l'histoire dans une cité relativement anonyme pour que chacun puisse identifier à la sienne. Ce livre est donc à réserver aux amateurs d’œuvres classiques curieux de voir ce travail de transposition ainsi qu'aux aficionados de Jo Nesbo pour dire qu'ils ont lu l'intégralité de l’œuvre de cet auteur. Mas pour ceux qui désireraient découvrir ce maître du roman policier, lancez vous dans la série des Harry Hole.
Note générale
Déçu
Lent mais original Autant vous avertir de suite, je suis partagé sur ce livre. Si l'idée de départ d'une enquêteur qui peut avoir la possibilité de susciter sa femme témoin d'un crime en échange de ses services, c'est surtout la lenteur du roman au regard de l'épaisseur du livre qui m'a fait temporairement suspendre sa lecture. Pourtant tous les éléments étaient réunis pour faire de ce livre un très grand roman, qui plus est original : de bons personnages avec leurs faiblesses respectives, une incursion originale du fantastique dans le monde policier, une "explication" sur les raisons de serial killers ou de meurtres inexpliqués. Malheureusement, alors que je suis arrivé à mi-livre, le deal n'a toujours pas été présenté. Le roman se traîne en longueur et présente certaines lourdeurs comme la liste exhaustive des avenues new-yorkaises parcourues par les héros. Si ce genre de détail fonctionne bien, par petites touches, chez des auteurs comme Stephen King, pour renforcer la projection du lecteur dans le roman, ici elle nuit à la fluidité et au rythme du roman. Bref, si je ne suis pas totalement charmé ni par ce livre et ni par le style de Laurent Scalese, il faudra que je me motive à le terminer pour avoir un avis final et tranché. En attendant, pour les amateurs de romans policier psychologique, nuancé de fantastique et de romance, devraient y trouver leur compte.
Elevation
Elevation Bien
Note générale
Bien
Incontournable Petite livre, petite histoire mais tous les éléments de Stephen King que l'on apprécie. Un homme banal vivant une vie banale dans laquelle un élément naturel va être altéré et le projeter dans un univers surnaturel proche du kafkaïen : il perd du poids sans pour autant maigrir. On pourrait penser que l'idée de départ ne prête pas à roman mais là est le génie de Stephen KIng, savoir conter une histoire humaine à partir de ce cette idée de départ. Comme à chaque fois, l'écriture est parfaite, de petits détails ou un adjectif habilement choisi nous plonge dans cette partie de Castle Rock, nous fait ressentir toutes les émotions du personnage et de ses interrogations. Une roman court mais incontournable.
Note générale
Super !
A en devenir paranoïaque Il y a quelques jours Babelio donnait le résultat du Prix Babelio 2019. Parmi les lauréats figurait le tome 7 de la série manga The promised Neverland de Kaiu Shirai & Posuka Demizu. Ni une ni deux, j'ai dégotté les deux premiers tomes de cette série pour me faire mon propre avis et savoir si ce prix est mérité. Le verdict est tout simple : je suis devenu totalement accro à cette série. Au début on se demande ce que cela peut donner, une histoire débutant dans une sorte d'orphelinat, mais rapidement avec les tests intellectuels auxquels sont soumis les enfants, on se doute qu'il y a quelque chose d'anormal; et puis le pot au rose se découvre. Si le premier tome pose l'intrigue, le second tome montre toute la complexité et la potentialité de cette série : retournements de situation, faux-semblant, nouveaux intervenants, ennemis, amis, tout est prétexte à devenir paranoïaque. Bref, de bonnes heures de lecture en perspective.
Note générale
Super !
A en devenir paranoïaque Il y a quelques jours Babelio donnait le résultat du Prix Babelio 2019. Parmi les lauréats figurait le tome 7 de la série manga The promised Neverland de Kaiu Shirai & Posuka Demizu. Ni une ni deux, j'ai dégotté les deux premiers tomes de cette série pour me faire mon propre avis et savoir si ce prix est mérité. Le verdict est tout simple : je suis devenu totalement accro à cette série. Au début on se demande ce que cela peut donner, une histoire débutant dans une sorte d'orphelinat, mais rapidement avec les tests intellectuels auxquels sont soumis les enfants, on se doute qu'il y a quelque chose d'anormal; et puis le pot au rose se découvre. Si le premier tome pose l'intrigue, le second tome montre toute la complexité et la potentialité de cette série : retournements de situation, faux-semblant, nouveaux intervenants, ennemis, amis, tout est prétexte à devenir paranoïaque. Bref, de bonnes heures de lecture en perspective.
Note générale
Moyen
Trop évident Au premier abord, ce livre se présentait sous les meilleurs hospices : un départ original puisque ce ne sont pas les hommes de loi (policiers ou gendarmes) qui sont appelés pour se rendre sur un lieu de crime, mais carrément les criminels qui contactent un profiler pour le prendre à témoin de leurs exactions. En plus d'une vidéo montrant les supplices infligés à des personnes, un message mystérieux semble expliquer leur méfait. Les qualités rédactionnelles de Sandrine Destombes sont indéniables : la plume est fluide, avec du suspense, un rythme constant, des relances au bons moments pour conserver l'attention du lecteur. Le personnage principal, le Capitaine Antoine Brémont, est fort bien construit, l'auteur pense à nous faire partager ses sentiments et ses ressentis de l'enquête. Si cela est vrai pour le personnage récurrent des romans de Sandrine Destombes, malheureusement, cela n'est pas aussi vrai pour les personnages secondaires, que ce soient les autres enquêteurs composant l'équipe du Capitaine Antoine Brémont, ou bien les personnages centraux de l'enquête. L'autre faiblesse du roman vient de l'intrigue pour dont je trouve la solution un peu trop évidente. L'auteure pense à ses lecteurs et laisse tout au long de son roman de nombreux indices menant à la clé de l'énigme, et dès le titre du livre, un peu comme le Petit Poucet afin de ne pas perdre son lecteur. Mais ces défauts restent minimes, et sauf être un gros lecteur de romans policier et thrillers en tout genre, vous ne devriez pas découvrir trop vite le pot-aux-roses et passerez un agréable moment le temps de la lecture de ce livre.
Note générale
Super !
Foncez lire ce livre Comment résumer l'efficacité de ce livre : 410 pages et à peine 2 jours pour le lire. Car ce roman est une véritable bombe : vous l'ouvrez, vous patientez 20 pages et l'histoire vous explose à la figure. Non seulement, cela démarre sur les chapeaux de roues, mais le rythme et la tension ne se relâchent pas. Les cadavres s’amoncellent tout le long du passage de David Courty. On sent bien que ce gars a pété un plomb, que quelque chose l'a fait sortir de ses gonds, mais on ne sait pas laquelle, ni comment ce carnage va s'arrêter. Si le sujet fait penser au film Chute livre avec Michael Douglas, c'est également une enquête policière, difficile, qui montre que tout n'est pas aussi simple qu'il n'y paraît et démontre les limites des techniques policières dans ce genre d'affaire. L'auteur a tout mis dans ce livre pour qu'on le dévore (le livre, pas l'auteur, vous me suivez) : des personnages complexes, un rythme survitaminé, une intrigue labyrinthique, des rebondissements, des retournements de situation. Le plus surprenant est de lire dans les remerciements que l'auteur a eu un flash lui donnant la trame de ce roman au cours d'un déjeuner qu'il a du interrompre le temps de la consigner oralement dans son téléphone. Bref, arrêtez de lire ce billet et foncez lire ce livre.
Note générale
Bien
Beau final Après 1600 pages bien denses tout rond, la sous-série Piet Hoffman se termine. Il était à craindre que pour ce troisième volume, et du fait de la disparition de Börge Hellström, Anders Roslund ne nous livre une pâle copie des deux précédents. Il n'en est rien. Certes on retrouve les mêmes personnes, la même construction (Piet Hoffman d'un côté, Ewert Grens de l'autre) et la thématique de l'infiltration pour démanteler un réseau. Mais Anders Roslund donne un wist dans ce concept, Piet Hoffman ne cherche plus à sauver sa peau mais à sauver celle des autres, les personnages principaux des précédents volumes deviennent secondaires dans celui-ci au profit des personnages secondaires qui prennent de l'ampleur, le trafic qui n'est plus de drogue mais d'humains. Le style est toujours aussi impeccable, la fluidité respectée, les relances fréquentes. Comme pour les épisodes précédents, la première partie se consacre essentiellement au positionnement du contexte et à la mise en place des personnages, sans que l'on ait l'impression que l'histoire se traîne car très rapidement on est mis dans le bain. Un beau bouquet final, une belle série à lire dans l'ordre.