Avis client

Pylaur Brest
Actif depuis le 30 mai 2005
Dernier avis le 11 octobre 2011
233 avis rédigés
3/5 évaluation moyenne
658 notes utiles

L'Incal - L'Incal, Intégrale
L'Incal Super !
Note générale
Super !
Précision nécessaire Le précédent avis que j'avais donné (ci-dessous) concernait l'édition dégueulasse de 2003 avec des couleurs numériques. Cette nouvelle édition qui reprend les couleurs originales restaurées est évidemment incomparable. C'est certes un bel exemple du kitsch généralisé qui régnait au début des années 1980 (cf. METAL HURLANT - le film, par exemple), mais ça correspond tout à fait à l'épopée de John Difool. A noter que cette intégrale, très vite épuisée lors de sa première parution l'année dernière, vient de ressortir avec en bonus AU COEUR DE L'INVIOLABLE META BUNKER, histoire en 7 planches qui servira plus tard de base à l'immonde CASTE DES METABARONS. Les Humanos ont-ils écouté les reproches que je faisais l'année dernière parce que ce court récit manquait à l'ensemble ? Ceux qui auront acheté l'édition 2010 vont se mordre les doigts.
Prince
Batman Bien
Note générale
Bien
Correction Après vérification (j'avais un doute) : On entend 3 chansons de Prince dans le film. Une version instrumentale et plus rapide de Electric Chair durant la soirée chez Bruce Wayne, Partyman dans la scène du musée et Trust pendant la parade improvisée à Gotham City par le Joker. On peut aussi entendre Scandalous dans le générique de fin. Les cinq autres titres (The Future, The Arms of Orion, Vicki Waiting, Lemon Crush, Batdance) ne figurent pas dans le film.
Note générale
Bien
Des infos sur l'intégrale. Pour rassurer certains amateurs de TIF & TONDU comme FRED, Dupuis a précisé que l'intégralité des albums classiques sortira bien comme convenu, mais en douze tomes au lieu de seize comme prévu à l'origine. Les tomes seront cependant beaucoup plus épais contenant 5 ou 6 albums parfois. Il y aura vraisemblablement 2 volumes consacrés au duo Will / Desberg et un volume consacré au tandem Sikorski / Lapière, plus un dernier contenant des inédits. Seules les aventures originelles de Fernand Dineur et la reprise de la fin des années 1960 par Marcel Denis (qui a refusé que ses albums soient intégrés à cette série d'intégrale) ne seront pas rééditées. Dupuis n'a pas encore choisi les titres des 4 tomes restant à paraître, ce qui explique qu'ils ne figurent plus dans la liste de leur catalogue en fin d'albums. Et pour être complet, il faut préciser que l'éditeur a laissé tomber l'idée d'édition thématique, qui était assez critiquée par le public. Il reviendra donc à peu près au traditionnel ordre chronologique et par auteurs. On peut donc supposer que les tomes 9 et 10 contiendront les 11 albums de Will & Desberg et que le tome 11 sera consacré aux 6 albums des Sikorski & Lapière. Voilà.
Note générale
Bien
Au secours ! Il y en a un peu ras le bol de cette mentalité généralisée du Bonus systématique. Genre plus y en a, mieux cest. Comme dhabitude, on veut privilégier la quantité à la qualité. Moi je trouve très bien justement que les Beatles de dénaturent pas leurs albums (tous des classiques) avec lajout de bonus en fin de galette. Ce qui transformerait lagencement de lalbum. De plus, si on prend la peine de sinformer, les Beatles publiaient quasiment tout ce quils enregistraient. Il ny a que très peu de morceaux véritablement inédits (qui sont presque tous parus sur ANTHOLOGY en 1995-1996. Pour HELP! il ny en a que deux : That Means a Lot et If Youve Got Trouble) et je ne parle pas de versions alternatives, live ou demo de morceaux quon connaît tous déjà par cur et dont on se fout royalement, sauf très rare exception (While my Guitar Gently Weeps par exemple). Rappelons quune chanson nest inédite quà partir du moment où elle nest jamais parue, sous aucune forme que ce soit. Et pour conclure, depuis quelques années, tous les grands artistes/groupes se sont lancés dans le remastérisation de leur discographie, il paraît normal quaprès les Stones, Bowie, Dylan, Led Zep, Who, Neil Young etc les Beatles le fassent aussi. Je ne vois pas ce quil y a de choquant et de plus mercantile que chez les autres. Encore une fois, personne na jamais collé un flingue sur la tempe de qui que ce soit pour le forcer à acheter ses uvres. Cependant je suggère au véritable amateur des Fab4 de se procurer les albums en mono, pas en stéréo.
Note générale
Moyen
Petite frustration C'est quand même bien dommage, alors que Dupuis avait une occasion en or, de ne pas avoir publié la version intégrale de QRN SUR BRETZLEBURG. Les planches supplémentaires (de QRM SUR BRETZELBURG) parues dans le Journal de Spirou sont bien là, mais placées au début du récit en non réintégrées à celui-ci. Cette série d'intégrale est très réussie, mais là Dupuis n'a pas saisi l'occasion de donner à ce tome un intérêt supplémentaire qui permet de redécouvrir cette histoire (considérée par beaucoup - je ne fais pas partie de ceux-là - comme la meilleure de Franquin). Dargaud par exemple avait très bien fait ce genre de chose en publiant la version intégrale parue dans Pilote à l'époque de LA CITE DES EAUX MOUVANTES / TERRES EN FLAMMES de la série VALERIAN AGENT SPATIO TEMPOREL.
Blueberry - Blueberry, Tome 23
Arizona Love Déçu
Note générale
Déçu
La Fin ? Franchement, avant même d'ouvrir l'album, je me demandais à quoi pouvait bien rimer cette histoire de Blueberry à la conquète de Pearl. Si on se souvient des épisodes précédents, s'il était certes charmé par le physique avantageux de la belle, on ne peut pas dire qu'il était très client de sa basse mentalité (cf la beigne qu'il lui donne après avoir enterré Trevor pour lequel elle n'a aucun signe de compassion dans BALLADE POUR UN CERCUEIL). On la revoit ensuite contrainte à aider McClure et Red Neck pour le faire évader, puis plus tard seulement ils ont véritablement un court dialogue aimable (LA LONGUE MARCHE). Mais juste aimable. Et pour finir, lorsqu'il est promis au peloton d'exécution (dans LA DERNIERE CARTE), il rêve d'elle la nuit précédant la sentence. Tous ces éléments me paraissent un peu faibles pour faire de Blueberry un amoureux transi de Pearl. L'album est le dernier de Charlier (décédé en 1989, lors de l'élaboration de l'album) mais n'est pas un de ses grands scénarios. L'histoire est classique et même faiblarde par moments. On a même la désagréable sensation de sombrer dans le grotesque et la pantalonnade. Pour ce qui est du dessin, c'est assez surprenant de voir à quel point Giraud fait le yoyo. Un coup c'est bon, un coup c'est mauvais. Le précédent album était graphiquement parfait et celui-ci retombe dans la pâleur de l'avant dernier. Les couleurs sont ternes, il y a peu de contrastes et le graphisme (comme dans LA DERNIERE CARTE) lorgne plus du côté de Moebius que de Gir. Il y a très peu de relief, le trait est plat et froid. Il semble que l'âge d'or de la série soit terminé depuis LE BOUT DE LA PISTE, apparemment le dernier bon album de BLUEBERRY. Reste à voir ce que vaut le cycle MISTER BLUEBERRY, mais vue la tendance de Giraud à simplifier son dessin et Charlier ayant disparu, je ne m'attends pas à un miracle. J'espère sincèrement me tromper. A suivre donc...
Note générale
Moyen
Bon disque, mais pas un chef-d'oeuvre Je ne suis pas très convaincu par la réponse de Nice. Chacun trouvera que le "timing" de son artiste favori est le meilleur (et ça veut dire quoi timing dailleurs ? En musique, on parle de temps, de mesure, de rythme, de tempo, mais pas de timing). Pour ce qui est des sons alambiqués et des contretemps, ce nest pas particulièrement nouveau (cf les albums des années'70 de Funkadelic ou Stevie Wonder par exemple. Mais encore faut-il connaître vraiment dautres artistes du même genre pour pouvoir comparer et replacer MJ dans le bon contexte et voir sil est effectivement si génial que ça). Dire que Quincy Jones a contribué au succès de MJ est un doux euphémisme. Sans lui, THRILLER naurait jamais existé. Ce nest pas facile de dire que le déclin a commencé avec BAD, cest une évidence. Il ny a que les fans absolument incapables dobjectivité (cest le propre de tout fan et rappelons que le mot est une contraction de fanatique) pour ne pas sen rendre compte. Ils trouveront toujours que leur idole est la plus parfaite, la plus géniale, la plus tout Cest pourquoi un avis plus posé et plus objectif (celui de Brest notamment) - qui, je le rappelle, dit que THRILLER est un bon album dans son genre (sans être un chef-doeuvre, ce en quoi je suis daccord) - est beaucoup plus intéressant car plus modéré et plus distancié. Et parce quil considère uniquement le disque et la musique quil y a dessus et pas lesbroufe quil a suscité à lépoque et quon continue à faire passer devant aujourdhui. Donc : bon disque, un classique. Mais pas un chef-duvre. On ny trouve ni le génie créatif des Beatles, ni lavant-garde de Zappa, ni lexpérimentation dun Bowie, ni loriginalité dun Tom Waits, ni la virtuosité dun Prince (et oui). Mais cest un bon album de pop-funk qui sécoute avec plaisir. Truffé de bonnes petites mélodies bien efficaces. Si vous aimez celui-là écoutez aussi OFF THE WALL de MJ et RISQUE de Chic.
Note générale
Bien
Comment écouter une bonne version Le problème de LET IT BE est qu'il a toujours été traité par dessus la jambe pour cause de séparation des Beatles. En fait, la version originale faisait trop "bouts de ficelles" tandis que la version NAKED de 2003 faisait trop aseptisée et trop lisse. Elle était trop froide alors que l'originale, pourrait-on dire, faisait "trop chaude" avec ses nombreux passages parlés entre les titres. Pour bien faire, il faut mélanger les deux. Voici donc ma suggestion pour écouter un album qui fonctionne réellement très bien du début à la fin avec le même plaisir : 1- Two of us (NAKED) / 2- Maggie Mae (LET IT BE) / 3- Don't Let me Down (PAST MASTERS 2) / 4- The Long and Winding Road (ANTHOLOGY 3) / 5- For you Blue (NAKED) / 6- Get Back (PAST MASTERS 2) / 7- I've Got a Feeling (live) (LET IT BE) / 8- One After 909 (live) (LET IT BE) / 9- Dig a Pony (live) (LET IT BE) / 10- I Me Mine (NAKED) / 11- Dig it (LET IT BE) / 12- Let it Be (PAST MASTERS 2). Across the Universe est certes une bonne chanson mais elle n'a rien à faire ici (la meilleure version est sur ANTHOLOGY 2) contrairement à Don't Let me Down qui date de la même époque que les autres. Across the Universe avait été récupérée en pur remplissage par Klein et Spector (qui l'a massacrée en rajoutant des choeurs féminins et des orchestrations sirupeuses) parce qu'elle figure quelques secondes dans le film. Elle date en fait des sessions de Lady Madonna / Hey Bulldog (février 1968). Dans cette suggestion la partie live sur le toit de Apple devient la colonne vertébrale du disque tandis que la version 45t de Spector de Let it Be convient très bien pour le final de l'album.
Note générale
Bien
Comment écouter une bonne version Le problème de LET IT BE est qu'il a toujours été traité par dessus la jambe pour cause de séparation des Beatles. En fait, la version originale faisait trop "bouts de ficelles" tandis que la version NAKED de 2003 faisait trop aseptisée et trop lisse. Elle était trop froide alors que l'originale, pourrait-on dire, faisait "trop chaude" avec ses nombreux passages parlés entre les titres. Pour bien faire, il faut mélanger les deux. Voici donc ma suggestion pour écouter un album qui fonctionne réellement très bien du début à la fin avec le même plaisir : 1- Two of us (NAKED) / 2- Maggie Mae (LET IT BE) / 3- Don't Let me Down (PAST MASTERS 2) / 4- The Long and Winding Road (ANTHOLOGY 3) / 5- For you Blue (NAKED) / 6- Get Back (PAST MASTERS 2) / 7- I've Got a Feeling (live) (LET IT BE) / 8- One After 909 (live) (LET IT BE) / 9- Dig a Pony (live) (LET IT BE) / 10- I Me Mine (NAKED) / 11- Dig it (LET IT BE) / 12- Let it Be (LET IT BE). Across the Universe est une bonne chanson mais elle n'a rien à faire ici (la meilleure version est sur ANTHOLOGY 2). Elle avait été récupérée en pur remplissage par Klein et Spector (qui l'a massacrée en rajoutant des choeurs féminins et des orchestrations sirupeuses) parce qu'elle figure quelques secondes dans le film. Elle date en fait de Lady Madonna (février 1968). Pour éclairer l'internaute précédent, la version de Let it Be avec guitare saturée qui figure sur l'album a toujours été ainsi. C'est un mixage différent et raccourci du même morceau qui figure sur le 45t et sur PAST MASTERS 2 (cf les notes de livret de cet album).
Orbital - Orbital, T3
Nomades Super !
Note générale
Super !
Une bouffée d'air Le paysage actuel de la BD est plus vaste et foisonnant que jamais. Cest à priori une bonne nouvelle, mais si on regarde de plus près on sapercevra que ce qui est proposé par les éditeurs nest pas aussi varié quon pourrait lespérer. Dans ce foisonnement de propositions, les genres et les styles ne sont pas très variés. Dun point de vue graphique (le principal en BD) une bonne moitié de ce qui sort est dans la veine de XIII, LARGO WINCH, I.R.$ tandis quune grande partie de ce qui reste est dans la veine (toujours graphiquement) de LANFEUST ou de SILLAGE. Quant au reste, ça se partage entre BD de mode sans intérêt (Les Blondes, Les Geeks) et albums indépendants aux formats parfois loufoques privilégiant lunivers dun auteur plutôt que son éventuelle capacité à savoir dessiner. Il faut donc se livrer à un travail de quasi-spéléologie dans cette jungle peu excitante pour trouver quelque chose de nouveau qui éveille un intérêt vif et sincère. Et si parfois on pense avoir trouvé la perle rare, le scénario est tellement banal et lu mille fois quon en revient au point de départ. Cest pourquoi, lorsque jai découvert NOMADES ce fut le choc. Enfin quelquechose de bien qui ne date pas de Mathusalem, mais bien de 2009 !! Lunanimité qui entoure cette série pourrait paraître louche à certains, mais en fait elle parle delle-même. Le dessin de Pellé est magnifique rappelant Gimenez. Le duo de héros nous renvoie à Valérian & Laureline (Caleb ressemble beaucoup à Valérian). Seule différence entre les deux, ORBITAL est beaucoup plus sérieux que VALERIAN. En tout cas, les premiers albums sont excellents, organisés par paires tout en conservant une ligne directrice générale qui nous est révélée par bribes. Tous les éléments sont suffisamment bien dosés pour susciter lengouement du lecteur et le porter à en vouloir plus. ORBITAL a tout ce quil faut pour être aux années 2000 ce que fut VALERIAN aux années 1970. Cest tout le mal quon peut souhaiter à Pellé et Runberg.
Note générale
Bien
Loufoque, léger, délirant Ce premier album qui reprend les strips parus en 1971 dans France-Soir est tout aussi loufoque. Cette fois-ci les planches sont en noir et blanc (ce qui enlève beaucoup au charme qu'on trouvera à COMMENT DECODER L'ETIRCOPYH et à N'IMPORTE QUOI DE CHEVAL) mais le style de Forest est toujours aussi égal. L'aventure se déroule en Ecosse (vu le titre ce n'est pas très surprenant) et convient tout à fait à l'esprit du non-sense britannique constant qu'il y a dans l'album. Le seul vrai défaut vient du fait que certaines cases qui se suivent sont redondantes les unes par rapport aux autres (avec parfois exactement le même dialogue). C'est dû au fait que d'un jour à l'autre il fallait rappeler la situation au lecteur avant qu'il ne lise les trois ou quatre nouvelles cases du jour dans son journal. Sans doute pour que celui-ci ne soit pas trop largué, tellement l'histoire est sans queue ni tête. Cependant c'est une marque de fabrique de Forest de faire des rappels de la situation au fur et à mesure du récit. Je conseille plutôt les deux albums suivants, celui-ci n'étant pas essentiel à la compréhension de la suite (même si on rencontre pour la première fois le Destin d'Hypocrite et le fantôme de Lord Grumble).
Note générale
Bien
Merci pour les p'tits détails qui n'en sont pas Je vois que la fnac a corrigé le titre (qui est bien redevenu dUnette et pas dInette comme il était ridiculement inscrit). Maintenant ce serait bien de corriger le titre du tome 3 qui s'intitule LE COMPTOIR DE JUDA (sans S)
Note générale
Bien
Un des films préférés de Sean Connery Après le flop relatif de l'excellent AU SERVICE SECRET DE SA MAJESTE avec George Lazenby, les producteurs de la série officielle des James Bond font à nouveau appel à Sean Connery pour LES DIAMANTS SONT ETERNELS. Celui-ci, en position de force, accepte s'ils l'aident à produire deux projets personnels. Le premier est THE OFFENCE. Dans ce film, Connery veut casser son image de dandy british et joue le contre-emploi total. C'est un inspecteur rustaud, jurant à chaque "bloody" phrase dans sa broussailleuse moustache noire. Mais après des années de bons et loyaux services il finit par ne plus savoir où il en est, et c'est le coupable présumé de viols sur des petites filles qui va en faire les frais. Les comédiens sont tous excellents, l'ambiance est bien glauque et Sidney Lumet, qui avait déjà dirigé Sean Connery dans le génial LA COLLINE DES HOMMES PERDUS et LE GANG ANDERSON et qui le dirigera encore dans LE CRIME DE L'ORIENT-EXPRESS et FAMILY BUSINESS, mène le bal avec dextérité. On est loin du manichéisme des années soixantes. C'est d'ailleurs pour la grande ambiguité (si courante aujourd'hui, voire banale) du personnage de l'inspecteur que le film fit un four et ne fut même pas distribué dans certains pays (comme la France). Le second projet personnel de Connery tomba à l'eau également, mais il va enchaîner avec ses plus grands rôles très vite après.
Gorn - Gorn, Mon Amour, un soir... T08
Gorn Moyen
Note générale
Moyen
L'épilogue. Toutes les histoires touvent leur conclusion dans ce huitième album. A l'image de l'ensemble de la série c'est un brin pleurnichard, les personnages vieillissent, se réfugient plus ou moins dans la nostalgie de leur passé. L'ancien monde, celui des religions obscurantistes et des dieux qui justifient tout et n'importe quoi dans les esprits faibles, commence à laisser la place à la réalité d'un monde plein de questions sans réponses. Au final une série moyenne mélangeant autant de qualités que de défauts. Arrivé à ce stade, une fois la dernière page lue, je me demande bien où peut se trouver l'intérêt des trois nouveaux albums. L'idée d'une suite à ce stade me paraît bien artificiel. En tout cas, trop content d'en avoir terminé, je ne vais pas chercher à remettre une couche d'une série déjà bien longue. Même si, je le répète, elle détient son lot de qualités.
Note générale
Très déçu
Pouf pouf Bond s'échappe avec Stacey d'un immeuble en flammes. Les pompiers et les flics sont là. James s'adresse à l'un deux (un policier normal, moustachu, classique. Du genre qui fait la circulation et qui met des pévés. Un type normal quoi. Bref : pas un type de la C.I.A. ou du F.B.I.) et il lui dit : "J'appartiens aux services secrets britanniques. Je m'appelle Bond, James Bond" et l'autre : "Ah c'est lui !?" Et là on se dit que si le moindre type normal dans cette histoire sait qui est James Bond, c'est que 007 est un brin grillé. James Bond est censé être un héros pour des lecteurs ou des spectateurs, mais pas pour les personnages de l'histoire dans laquelle il évolue. Et pour moi ce passage résume tout l'état d'esprit des Bond période Moore (et Brosnan). Pourtant L'ESPION QUI M'AIMAIT compte parmi les tous meilleurs de la série et VIVRE ET LAISSER MOURIR et même RIEN QUE POUR VOS YEUX sont aussi de bons épisodes. Et puis franchement, à presque 60 ans, il est plus que ridicule de voir encore Roger Moore dans le role (le personnage a entre 30 et 40 ans). Ca s'appelle une erreur de casting.
Note générale
Moyen
L'ouragan vient d'Angleterre ! Il s'est passé deux événements culturels majeurs au mois d'octobre 1962 : La parution du premier 45T des Beatles (Love me Do) et la sortie de JAMES BOND 007 CONTRE DR NO. Love me Do n'est certes pas la meilleure chanson des Beatles et DR NO n'est pas non plus le meilleur film de la série. Mais dans les deux cas, tout a commencé là. DR NO est un petit film indépendant au budget moyen et sans stars. Mais l'exotisme, l'érotisme (carré blanc pour la diffusion tévé en France - si si), l'humour et la violence proposés pour l'époque ont créé un cocktail détonant dont les répercussions ont influencé le cinéma de manière indélibile. Prenez par exemple cette manière - si banale aujourd'hui - qu'a 007 de sortir un commentaire comique, ou à défaut ironique, après chaque scène musclée. On retrouve ça dans tous les films d'action qui existent (genre que James a amplement contribué à développer), et ce n'est pas Bruce Willis, Luc Besson, etc.... qui diront le contraire. De film indépendant, James Bond est devenu une série de films de plus en plus excessifs, jusqu'à la nausée (Pierce Brosnan) un peu comme les STAR WARS 15 ans plus tard. Mais finalement, beaucoup ont été influencé par les aventures de 007 soit directement, soit par opposition, de la même manière que les Beatles dans la musique. "les gens m'appelaient Bond dans la rue. Impossible d'éviter les mouvements de foule désordonnés et les flashes aveuglants. Les Beatles, eux aussi, se sont trouvés dans une telle tornade, mais ils étaient quatre pour la supporter !" (Sean Connery)
Note générale
Très déçu
Le pire film de la série Dans une tour en bord de mer, James est torturé sur une chaise par Sophie. Il réussi à se libérer dès qu'elle a le dos tourné. Il court dans l'escalier (j'ai pas dit qu'il avait été torturé avant ?), libère M et finit par rejoindre Sophie. Il la tue, plonge par la fenêtre et rattrape à la nage un sous-marin atomique qui a déjà appareillé ! Si si. Il entre dans le sous-marin (re-si si) et rejoint Denise. Mais - flute alors ! - le méchant s'est enfermé avec la bombe dans un compartiment verouillé. Re-flute ! Qu'à cela ne tienne ! "Je vais faire le tour" dit James à Denise. Et c'est qu'il le fait ! Il ressort du sous-marin (toujours en plongée) puis rentre à nouveau dedans par l'arrière. Il prend le méchant par surprise - ciel ! - et Bond, James Bond est encore une fois le plus fort, le plus beau, le plus tout. Ceci n'est pas du tout inventé, c'est dans le film. Tel quel ! re-re-si si. J'ai cherché Leslie Nielsen (Y a-t-il un flic...), mais je ne l'ai pas trouvé. Alors je me suis dit que s'ils l'avaient engagé pour le role principal, j'aurais rit de bon coeur AVEC eux de leur humour burlesque, mais là j'ai rit DE leur volonté à toujours vouloir en faire trop, quitte à sombrer (c'est le cas de le dire) dans les profondeurs abyssales de la nullité. Même MOONRAKER n'est pas aussi ridicule. C'est tout dire.
Spirou et Fantasio - Spirou et Fantasio, Tome  47
Paris sous Seine Très déçu
Note générale
Très déçu
Une vraie bouse Avant cette aventure, Champignac n'aurait jamais oeuvré pour le bien-être de l'Humanité nous dit-on. Ce même Champignac si "vieille France", mais pas peu attachant pour autant, s'exprime maintenant ainsi : "Coool, non ?" et s'y connait en jeux vidéo, lui qui est si friand de ses "Sac à papier !" (autant que le Professeur Tournesol de ses "Saperlipopette"). Champignac a concu des tas de machines en tout genre, mais lorsqu'il se fait enlever par un robot géant, il s'adresse à celui-ci comme s'il s'agissait d'un gentleman qui tout à coup se serait mal comporté dans un diner mondain. Champignac en savant fou quoi. En somme, les premières pages servant à lancer l'histoire sont déja catastrophiques... et ca ne s'arrangera pas. L'histoire est stupide, sans queue ni tête : pourquoi cette Miss Flanner vole des oeuvres d'art et noie Paris ? Mystère ! La vision de Paris sous la Seine n'est pas particulièrement fascinante (si vous voulez voir ce à quoi on aurait pu s'attendre, appréciez donc plutot les vues de New-York sous l'eau dans l'excellent La Cité des eaux mouvantes - dans l'intégrale 1 plus que dans l'album simple - de la série Valérian agent spatio-temporel de Christin & Mézières). Au final pas grand chose à ajouter si ce n'est que seule la couverture est bonne (et trompeuse car les personnages sont mal dessinés, "cartoonisés" à outrance à l'intérieur). Ce qui est bien mince. A éviter donc. Mais le pire est que ce duo va encore sévir trois fois.
Largo Winch - Largo Winch, T01
L'Héritier Déçu
Note générale
Déçu
Série froide Je suis assez d'accord avec ce qui vient d'être dit. Et puis rien que les titres des albums : O.P.A., Le Prix de l'argent, Le Groupe W, La Loi du dollar... me rebutent. Ca fait vachement rêver. On croirait lire les noms de chapitres d'un quelconque rapport économico-financier. Quant aux dessins, je ne suis pas fan. C'est froid et glacé, sans mouvement ni dynamique. C'est un trait plat et sans relief. Bref sans vie. J'avoue ne pas trop comprendre l'engouement, qui me parait très exagéré, pour cette série.