Avis client

Les Lectures d'Anne-Sophie (Annesophiebooks)
Actif depuis le 10 juillet 2018
Dernier avis le 29 mars 2020
128 avis rédigés
4/5 évaluation moyenne
162 notes utiles

Note générale
Super !
Tout simplement excellent. Le propre d’un auteur est de nous raconter des histoires. Beaucoup le font bien, mais certains font mieux encore. Et Olivier Bal fait partie de ceux-là. Avec L’Affaire Clara Miller, il ne se contente pas de nous offrir un très bon polar, il nous le fait vivre et ressentir. Grâce à des personnages forts, marquants, tous très bien travaillés. On les aime, on les déteste, pour certains c’est même les deux à la fois, mais ce qui est sûr c’est qu’ils nous resteront longtemps en mémoire. L’intrigue, elle, est tout simplement captivante. Le mystère du Lac Aux Suicidées est loin d’être le seul de ce polar, et si le roman est riche de questions, l’auteur, lui, ne se disperse en rien et il ne perd son lecteur à aucun moment. Les implications des uns et des autres sont très bien développées, et les différents aspects des personnalités sont particulièrement intéressants. L’alternance des chapitres, entre les différents personnages et entre les deux périodes (1995 et 2006), crée une dynamique parfaite. Mais, ce qu’il y a de plus fort dans ce roman, au-delà de l’intrigue prenante et de la richesse des personnages, c’est le talent avec lequel l’auteur nous imprègne de l’histoire. Il ne fait pas que nous décrire un décor ou une époque, il leur fait prendre vie. Un peu à la façon de R.J. Ellory, il parvient nous immerger non seulement dans une enquête, mais également dans une époque, un pays, bref, à nous transporter dans l’histoire et à nous y maintenir jusqu’à la dernière page. Dernière page que l’on tourne d’ailleurs à regret, tant on se sent bien au milieu de cette lecture. Pourquoi Clara a t-elle terminé dans ce Lac ? Qui est réellement Caan ? Que cache le manoir de Lost Lake ? Et que s’est-il réellement passé ce fameux 19 novembre 1995 ? Si vous voulez avoir les réponses et si vous souhaitez une excellente intrigue, avec rythme soutenu, des personnages passionnants, et une véritable atmosphère, pas de doute, il vous faut découvrir L’Affaire Clara Miller. Un vrai et bon polar, qui vous embarquera et vous permettra de vous évader, jusqu’à sa dernière phrase. S’il est dans votre PAL, sortez le vite. Et s’il n’y est pas encore, dépêchez-vous de vous le procurer !
Note générale
Bien
Thriller pur jus. À mon avis la définition du mot thriller dans un dictionnaire devrait automatiquement renvoyer au dernier roman de Claire Favan. Parce que, clairement, Les Cicatrices est un pur thriller. Et un sacrément bon qui plus est... Avez-vous déjà joué au rubik’s cube ? Vous savez, ce cube multicolore à plateaux tournants, où le principe est de remettre chaque case à la bonne place de façon à ce que chaque face sa seule couleur. Pour moi il n’y a pas de doute, ce jeu a été inventé pour nous rendre dingues... Le rapport avec le nouveau titre de Claire Favan ? Eh bien c’est simple, c’est l’image qui m’est naturellement venue à l’esprit au fur et à mesure que j’avançais dans les chapitres : j’avais un superbe rubik’s cube entre les mains. Sauf que l’auteure nous l’offre bien entendu savamment mélangé par ses soins. Et sans avancer dans cette lecture, impossible de parvenir à remettre les faces en ordre... Au tout début de ce roman, vous aurez l’impression de suivre quatre histoires totalement différentes. Oh, seulement pendant quelques pages, rassurez-vous ! L’auteure s’arrange pour que l’on comprenne très vite qu’il n’en est rien. Vous aurez ensuite la certitude d’avoir finalement affaire à trois intrigues... avant de retomber sur un os qui remélange toutes les couleurs et fait s’envoler la première face que vous pensiez être parvenu à assembler. Quatre histoires ? Trois ? Deux ? Une seule histoire, à facettes multiples ? Tout est lié, c’est évident, mais comment ? Claire Favan s’amuse à faire tourner les plateaux et à déconstruire nos idées premières pour rendre le puzzle encore plus addictif. Et ça marche ! Chaque fois qu’elle nous accorde enfin un côté parfaitement uni, on cherche encore à comprendre, à analyser les tours de roues, des fois que ça nous servirait pour la suite... Mais il n’en est rien non plus, et force est de constater que nous sommes prisonnier de son bon vouloir pour parvenir à résoudre l’ensemble du casse-tête. Et on adore ça ! Parvenu à la fin du livre, on un peu sonné, quelque peu épouvanté, et totalement bluffé. Bref, une vraie réussite dans le genre. Allez-y sans crainte, l’auteure sait ce qu’elle fait, et elle le fait divinement bien.
Chez nous
Chez nous Moyen
Note générale
Moyen
Mensonges et faux-semblants. Premier roman très prometteur de Louise Candlish, Chez Nous réunit beaucoup de points forts. En premier lieu, son ambiance, qui ravira les nombreux lecteurs sensibles à cette touche si particulière que les auteurs britanniques savent mettre en place. Les personnages, ensuite. Loin d’avoir essayé d’en faire des parangons de vertu, l’auteure nous les offre avec leurs failles et leurs défauts. Profondément humains, parfois terriblement agaçants, mais la plupart du temps complètement dépassés par les événements, ils ont tous une sorte de retenue (typiquement british) qui leur permet de se dévoiler que par petites doses. Le résultat ne provoque pas forcément un lien d’empathie étroit entre le lecteur et les différents protagonistes, et, aux vues de l’intrigue et de la fin du roman, c’est probablement un parti pris de Louise Candlish, pour nous laisser savourer la toute fin (qui ne manque pas de piquant !) à sa juste valeur. Mais le point le plus fort de ce thriller est, selon moi, le mode de développement de son intrigue, à savoir deux versions (celle de Fiona et celle de Bram), chacune à d’elles se rapportant à deux périodes différentes. Nous suivons donc Fiona, grâce à son podcast, qui nous raconte l’ensemble de son histoire, et en parallèle nous découvrons ce qu’il s’est précisément passé « le jour où » grâce à des chapitres qui découpent la journées quasiment heure par heure. Même chose pour Bram, qui nous dévoile sa version de toute l’histoire au travers d’une longue lettre, et que nous suivons également pas à pas je Jour J. Deux personnages, deux versions, quatre moments différents. Autant dire que l’exercice était périlleux, même pour un auteur chevronné ! Et pourtant Mme Candlish s’en sort très bien, et arrive à tenir ses quatre courants différents avec dextérité pour les amener à se rejoindre au moment opportun. Même si, personnellement, je pense qu’une cinquantaine de pages de moins n’auraient pas forcément porté préjudice à l’intrigue, il faut reconnaître que chacun des chapitres apporte un petit plus à la compréhension de l’ensemble. Un thriller psychologique tout en finesse, qui se découvre à petits pas, et dont la morale m’a beaucoup plu. À découvrir !
Note générale
Bien
Un régal ! J’en avais eu le pressentiment, dès les premiers chapitres, mais avant de crier au coup de cœur, je préférais terminer ma lecture. Histoire de ne pas avoir une mauvaise surprise qui aurait fait retomber mon enthousiasme. Des surprises, pourtant, il y en a pléthore dans ce thriller, mais aucune de mauvaise. Cécile est une jeune flic qui se découvre un talent pour le moins terrifiant : elle ressent, physiquement, les sensations des victimes. Déjà dotée d’un tempérament borderline et d’une émotivité presque handicapante, elle se retrouve, suite à la découverte de cette capacité, à enquêter sur une affaire où elle devra affronter le Mal à l’état pur, mais également ses propres démons. 336 pages littéralement dévorées en une journée. Tout simplement impossible à lâcher. Pourtant, même si ce roman m’attirait beaucoup, je ne pensais pourtant pas autant adhérer à cette intrigue avant de le commencer. En cause ? Ma personnalité profondément cartésienne. Je suis du genre à penser que chaque chose a une explication, et que si ce n’est pas le cas, alors ça veut dire que cette chose n’existe tout simplement pas. Alors comment Tombent Les Anges a-t-il pu à ce point m’embarquer ? Grâce aux personnages dans un premier temps. L’auteure nous en offre un bel éventail, allant du plus monstrueux au plus abîmé. Elle ne les pose pas simplement là en attendant que l’on s’attache (ou non) à eux. Non, la simplicité de sa plume leur offre le chemin pour s’imposer à nous, qu’on le veuille ou non. Et ça, déjà, ce n’est pas donné à tous les écrivains. L’histoire et le rythme ensuite. Aucun relâchement. Aucun sas de décompression. Dès les premières pages ont se retrouve coincé dans cette histoire, avec comme seule issue d’avancer le plus vite possible pour connaître la fin. Attention, je ne dis pas que ce thriller est parfait. Vous rencontrerez même quelques petites maladresses ici ou là. Mais pour une fois je crois que c’est justement ce qui m’a fait l’aimer autant : le style authentique, brut, sans fioritures, que Marlène nous propose. Une histoire et un style qui touchent et qui marquent. Immédiatement et durablement. Un réel coup de cœur. Un roman et une auteure à découvrir sans hésiter !
Note générale
Bien
Furieusement addictif. J’attends chaque année impatiemment le nouveau Lisa Gardner. Tous ne sont pas forcément des coups de cœur, même s’ils sont tous très bons. Cela dépend de l’intrigue qu’elle décide de mettre en place, des personnages dont elle se sert, du ressort psychologique de l’histoire et de ses protagonistes, et, bien entendu, de mon propre état d’esprit au moment de la lecture. Et il semblerait que cette année toutes ces conditions aient été parfaitement remplies puisque j’ai tout simplement adoré Juste Derrière Moi. Telly et Sharlah ont 9 et 4 ans lorsque Telly tue son père en voulant protéger sa petite sœur. Suite à cela, les services sociaux ont décidé de séparer les enfants sans leur donner la possibilité de rester en contact. Huit ans plus tard, deux personnes sont assassinées. Et tout porte à croire que le coupable est Telly. Mais il semblerait qu’il tente également de reprendre contact avec sa sœur. Pourquoi a-t-il tué ces innocents ? Et quel sort réserve t-il à Sharlah ? Dès le prologue, Lisa Gardner ferre le lecteur de la meilleure des façons : une scène choc qui nous place directement au cœur de l’action, remplie de suffisamment de mystères pour que l’on veuille, dès ces premières pages, connaître toutes les réponses. Et le restant de ce thriller est à l’avenant. Le rythme ne retombe à aucun moment. Que nous nous trouvions avec Telly, qui tente de fuir, ou auprès des équipes de recherche qui comptent m’en empêcher (et dont les parents adoptifs de Sharlah font partie), l’attention du lecteur est constamment maintenue sans jamais le lasser. L’alternance passé/présent est finement adaptée au récit, et ne lui donne donc ni longueur ni lourdeur. Quant à l’alternance des protagonistes, elle est si bien orchestrée que nous nous retrouvons aussi proches des uns que des autres. Car parmi tous les grands atouts de ce roman, le plus important est justement celui-là : les personnages. Et principalement Sharlah et Telly. On aimerait être avec eux, les aider, les sauver, et par-dessus tout les comprendre. Une intrigue forte, un rythme soutenu, des protagonistes qui nous font vibrer, bref, Juste Derrière Moi a tout ce qu’il faut à un excellent thriller ! À lire sans hésitation.
Note générale
Moyen
Mensonges et faux semblants Rachel Abbott nous revient avec un roman à suspens de qualité. Pour ma part, même si j’avais déjà bien aimé celui de l’année dernière, j’ai vraiment été complètement embarquée par l’histoire de Nid de Guêpes. Anna est une jeune directrice d’école, qui aime sans condition son métier, son mari et ses deux enfants. Tout pourrait aller pour le mieux dans le meilleur des mondes, si au cours d’une émission radio, elle ne reconnaissait la voix de Scott, son premier grand amour. Lorsque celui-ci annonce sur les ondes que dans une semaine précisément il racontera ce qui s’est passé il y 14 ans, la vie tranquille et rangée d’Anna vole en éclats. Il faut donc absolument qu’elle le retrouve avant le lundi suivant, pour qu’il renonce à parler, mais il y a un problème de taille : Scott est mort il y a 14 ans. Anna en est sûre, puisque c’est elle qui l’a tué... Comme souvent, l’auteure britannique nous raconte une histoire où les mensonges et faux-semblants sont mis en avant. Mais ce roman, elle nous offre une double histoire, puisque l’on suit, en parallèle de la quête d’Anna, l’enquête menée par Tom Douglas et Becky Robinson, inspecteurs de police, qui tente de résoudre un meurtre assez sauvage qui vient de se produire dans un parking public, et même si l’on se doute que les deux histoires sont liées, nous suivons bel et bien deux trajectoires totalement différentes. Ça fait d’ailleurs fait partie des grands plus de ce thriller, selon moi. Le rythme, ensuite, est un autre gros point fort. L’intrigue se déroulant sur une petite semaine, il est soutenu du début à la fin, et nous pousse donc à nous plonger toujours plus loin dans l’histoire. Enfin, l’alternance des chapitres, entre le présent (avec d’un côté Anna qui tente de résoudre le mystère Scott et de limiter les dégâts que tout cela engendre dans sa vie, et de l’autre Tom et Becky qui enquêtent sur des meurtres) et le passé où nous suivons la rencontre d’Anna et de Scott, et découvrons petit à petit tout ce qui a conduit à ce qui s’est passé 14 ans plus tôt. Difficile de s’ennuyer dans de telles conditions ! Donc si vous cherchez un bon suspens purement britannique et bien rythmé, Nid de Guêpes devrait vous plaire !
L'Institut
L'Institut Bien
Note générale
Bien
Du très bon King. Il y a deux choses dont je raffole chaque début d’année : la galette des rois, et la sortie du nouveau Stephen King. La différence entre les deux ? Si la galette s’attaque à notre foie et/ou à notre tour de taille, Stephen King lui s’amuse plutôt à torturer notre état mental ! Alors qu’en est-il cette année avec L’Institut, son petit dernier ? Déjà, comme souvent, son dernier né se porte bien avec ses 25cm et ses 600 pages. Ensuite, et encore une fois comme bien souvent, ce bon gros bébé n’a aucune intention de vous accorder du temps pour vous reposer. Quel est donc se mystérieux Institut dans lequel on retient des enfants après avoir assassiné leurs parents ? Vu les horreurs endurées à l’Avant, que peut-il bien se passer une fois qu’on les envoie à l’Arrière ? Et quel rapport tout cela a-t-il avec Tim Jamieson, ancien flic devenu, par un étrange concours de circonstances, veilleur de nuit à DuPray, petite ville à plusieurs centaines de kilomètres de l’Institut ? Avec le King, rien n’arrive réellement par hasard, tout est minutieusement conçu pour entraîner ses lecteurs sur les chemins tortueux qu’il leur propose, avant de les abandonner là, avec la lourde tâche d’essayer de trouver la sortie et les réponses qui vont avec. Oui, Stephen King est sadique envers son lectorat. On le sait, et comme on est un peu maso, on en redemande toujours plus. Avec ce nouveau roman, l’auteur prend son temps pour installer l’intrigue. Au point que l’on en vient même à se demander à quel moment tous les chemins vont se rejoindre. Ne vous inquiétez pas, ça viendra. Et à partir de là plus rien ne parviendra à vous faire poser ce livre avant sa toute dernière page. Mais pour en arriver là, il faut le mériter, et tenter patiemment de dénouer les fils ténus (mais étroitement serrés) qui balisent les nombreux chemins de traverse créés par SK. On s’attache énormément à ces enfants si spéciaux à qui des monstres font vivre l’enfer. On aimerait tant les sortir de là. Autant qu’eux aimeraient y parvenir. Y arriveront-ils ? À quel prix ? Pour le savoir je vous invite à embarquer à bord du Southway Express. Et à bien attacher votre ceinture. Car le voyage sera aussi mouvementé que captivant.
Note générale
Super !
La Révolution comme si on y était. Mon coup de cœur de l’année 2019 dans la catégorie roman historique policier. J’ai toujours une petite appréhension lorsque je commence un roman historique. Outre les grands classiques et la littérature noire (classique et moderne), c’est un de mes genres favoris. Et c’est précisément pour cela que je ne compte plus le nombre de déceptions rencontrées dans ce genre spécifique ces dernières années. Oui mais voilà, lorsque j’ai su que Henri Lœvenbruck sortait un polar historique, il était évidemment hors de question que je passe à côté. Un très bon auteur, qui décide d’allier dans une histoire deux de mes genres préférés, qui plus est à l’époque de la Révolution Française ? Impossible de résister. Et pour être tout à fait franche, même si ma petite réserve était là en commençant Le Loup des Cordeliers, elle s’est bien vite envolée dès les premières pages. En plus de nous offrir une reconstitution fidèle (et passionnante) de cette période, l’auteur nous propose un mystère tout aussi captivant et parfaitement intégrée au cadre si particulier de la capitale à cette époque-là. Mai 1789. Gabriel arrive à Paris avec une seule idée en tête : devenir journaliste. Un métier qui lui permettra rapidement de connaître certains de ceux qui deviendront des grands noms de la Révolution, et en premier lieu Georges Danton et Camille Desmoulins. Et notre jeune journaliste si attaché à la vérité aura fort à faire, entre l’agitation de la capitale, les tourments de la monarchie, les secrets d’état, les mensonges d’alcôve... et les mystérieux meurtres qui ont lieu depuis quelques temps dans le quartier des Cordeliers. L’histoire que raconte ce roman est donc particulièrement fournie, pourtant, à aucun moment l’auteur ne se perd, pas plus que le lecteur. Bien au contraire, chaque page nous plonge un peu plus dans l’ambiance singulière et si addictive de cette magnifique capitale où les plus belles idées n’ont d’égales que les plus noirs desseins. Une excellente intrigue, des personnages aux milles facettes et une époque reconstituée à la perfection : bref, Le Loup des Cordeliers est un superbe polar historique, à ne surtout pas rater. Un roman à découvrir et à faire découvrir !
Note générale
Bien
Très bon thriller psychologique. Avec ce nouveau titre, Valentin Musso prouve une fois de plus qu’il est excellent dans ce registre. L’histoire commence de façon plutôt classique : samedi 8 juin, Adam, la quarantaine, se réveille brutalement à 5h30, terriblement angoissé. Il est persuadé que Claire, sa femme, est en danger. Ce pressentiment ne le quittant pas, et n’arrivant pas à la joindre, il décide de prendre sa voiture et de foncer chez ses beaux-parents chez qui Claire passe le week-end. Malheureusement une fois sur place ses pires craintes deviennent réalité... La vie d’Adam s’écroule, sans Claire chaque minute est douloureuse. Pourtant, il va bientôt se rendre compte que le pire reste à venir. Cette petite première partie du roman, nous met tout de suite dans le bain. Comme Adam on veut savoir, comprendre, trouver. Et la deuxième partie de l’histoire, qui arrive très vite dans ce roman, nous prend d’autant plus par surprise. D’ailleurs en parlant de surprises, l’auteur s’en donne à cœur joie et ferre rapidement le lecteur grâce aux nombreux doutes qu’il lui donne. Comme je l’avais dit l’année dernier à la sortie du Dernier Été de Lisa, ce que j’apprécie particulièrement chez Valentin Musso (hormis son style et son imagination bien entendu), c’est qu’il n’hésite pas à terminer ses thrillers sur une note non conventionnelle, voire même carrément politiquement incorrecte. Un Autre Jour n’échappe pas à la règle et je défie quiconque d’imaginer une fin pareille ! Il ne me reste plus qu’à attendre (im)patiemment le prochain roman de l’auteur, après cette excellente nouvelle surprise. Bref, pour moi c’est une belle réussite et une excellente lecture, que je recommande à tous les accros de thriller psychologique, et surtout à tous ceux qui aiment être totalement renversés par la révélation finale d’une lecture. À lire et à offrir, sans hésiter.
Note générale
Bien
Très bon thriller à 4 mains. Sarah Pekkanen et Greer Hendricks nous ont une nouvelle mijoté un thriller aux petits oignons. En 2018, je découvrais ces deux auteures avec la lecture d’Une Femme Entre Nous, leur premier thriller psychologique à quatre mains, qui m’avait très énormément plu. En plus d’y découvrir une très bonne intrigue, je venais de faire connaissance avec deux plumes de talent, et surtout parfaitement complémentaires. Autant dire que j’attendais Anonymat Garanti, leur nouveau roman, avec impatience. Et je suis pas du tout déçue. Je trouve même, au contraire, que leur style respectif s’est encore plus approfondi et qu’ils se marient encore mieux que dans le précédent, ce qui n’est pas peu dire. Jess est une jeune maquilleuse de théâtre, reconvertie pour une clientèle privée. Mais, si elle apprécie son métier, celui-ci est loin de lui rapporter beaucoup, et l’argent est nécessaire pour aider ses parents. Aussi quant, au cours d’une séance chez une cliente, elle tombe sur une annonce proposant d’une belle somme contre des réponses pour un questionnaire sur l’éthique et la morale pour l’étude scientifique d’un célèbre psychiatre, elle décide de se lancer aussitôt. Mais au fur et à mesure des séances, quelque chose ne tourne clairement pas rond. Les questions sont trop intrusives, et le Dr Shields très énigmatique. Mais, après tout, ce médecin sait sûrement ce qu’il fait... non ? Pendant 470 pages, les deux auteures se jouent de nous, nous permettant dès les premières pages de comprendre que le but du médecin n’est clairement pas celui annoncé, puis en nous baladant de la tête de Jessica à celle du Dr Shields grâce à l’alternance des chapitres. Si Jess est un personnage particulièrement attachant, avec ses forces et ses faiblesses tellement humaines, celui de ce cher docteur est glaçant. Doutes, confiance, paranoïa, dépendance psychologique, tous ces ingrédients se mélangent à la perfection à la lecture des pensées des protagonistes. Et le lecteur, une fois ce thriller commencé, n’aura de cesse de vouloir le terminer. Une nouvelle fois le mélange de ces deux plumes, aussi profondes que différentes, m’a offert un thriller psychologique à la hauteur de mes attentes. N’hésitez pas !
Note générale
Moyen
Un roman, un journal, une nouvelle et un meurtre. Elly Griffiths nous propose ici un roman à la construction soutenue. Pour autant sa complexité narrative n’est absolument pas rédhibitoire, puisque le lecteur ne se perd à aucun moment. Claire, professeur de littérature, dispense ses cours dans un collège qui était autrefois la demeure d’un auteur devenu un classique de la littérature victorienne : R.M. Holland. Et si la vie de Holland est connue pour ses nombreuses zones d’ombre et de mystères, la vie de la jeune professeure va elle aussi prendre un tour étrange lorsque sa meilleure amie est retrouvée assassinée de la même façon que l’un des personnages de Holland, et avec à ses côtés une citation de sa nouvelle la plus célèbre : L’Inconnu. Commence alors une course contre la montre pour Claire et deux lieutenants de police afin que la réalité ne rejoigne pas la fiction et découvrir l’identité du tueur avant qu’il ne continue le scénario de cette terrible nouvelle... L’alternance des chapitres nous permet de suivre Claire, au travers de sa vie courante et de ses journaux intimes qu’elle tient de manière assidue ; Georgia, sa fille adolescente, et le lieutenant Harbinder Kaur. Qui dans l’entourage de Claire aurait pu commettre ce crime ? Et surtout à quel point la vie de Claire et de sa fille sont en danger ? L’un des principaux atouts de ce thriller repose sur la qualité des personnages. L’auteure s’est attachée à en faire des protagonistes à divers niveaux de profondeur et tous parfaitement cohérents dans leur évolution. Le lieutenant Kaur en particulier nous offre un excellent exemple de personnage parfaitement construit, et, bien qu’elle ait un caractère assez froid de prime abord, elle deviendra pour beaucoup de lecteurs la protagoniste la plus marquante du roman, parce que la plus profonde. L’autre excellent point est d’avoir intégré à l’intrigue la nouvelle de Holland, en nous la dévoilant petit à petit au cours de paragraphes spécifiques. Si l’action n’est pas toujours au rendez-vous, Le Journal de Claire Cassidy n’en reste pas moins une lecture qui remplit agréablement sa mission, et nous donne très envie de (re)plonger dans les romans de Collins ou Le Fanu. Une excellente raison de découvrir ce titre.
Envole-moi
Envole-moi Bien
Note générale
Bien
Tendre et mordant, comme l'enfance. L’amitié a cela en commun avec l’amour qu’elle peut faire autant de bien que de mal. Anaïs a quitté Paris pour s’installer à Nice et y a trouvé l’amour, une carrière et un certain équilibre. Le jour où Marie, sa ailleurs amie d’enfance, la recontacte après des années de silence, et lui demande de monter la voir à Paris, son premier réflexe est de l’ignorer. Après tout, Anaïs est bien placée pour savoir à quel point Marie peut être adorable et sensible, mais aussi manipulatrice et égocentrique. Malgré tout, Anaïs décide de monter la rejoindre, pour essayer de l’aider, une dernière fois. Pour tenter de la comprendre, une ultime fois. Mais sitôt arrivée, c’est toute son enfance qui refait surface. Les bons souvenirs, trop vite oubliés et les mauvais, trop longtemps gardés. Les parents qui n’avaient pas si souvent tort et les amis qui étaient loin d’avoir raison. Et tout ce quotidien fait de cours, de musique, de rires, de larmes, de films et de rêves. Les premières sorties, les premiers secrets, les premières promesses et les premières trahisons. Toutes ces premières fois qui ne reviennent jamais mais que la vie se plait à nous rappeler. Que s’est-il réellement en 1993 ? Pourquoi Marie a-t-elle réellement fait venir Anaïs ? Le temps d’un week-end nos Thelma et Louise de pacotille vont revivre tout ce qui rend la vie bien plus précieuse qu’un film : son intense fragilité. Avec ce roman Sarah Barukh nous replonge dans cette époque vibrante et douloureuse qu’est l’adolescence. Nous voulons bien sûr savoir ce qui est arrivé en 1993. Comprendre ce qu’il se passe aujourd’hui dans la vie de Marie. Et saisir le lien entre les deux. Mais on aimerait aussi rester un peu plus longtemps dans ce passé pas si lointain. Plus qu’un roman, c’est une ode à l’amitié, si bien servie par la musique de J.J. Goldman. Une belle leçon de tolérance également. Envers les autres, bien entendu, mais envers nous-mêmes également. Envers l’enfant que l’on a été et l’adulte que l’on est devenu. Entre rires et larmes, Envole-Moi est à la fois un pur moment de nostalgie et un véritable bain de jouvence. Un petit bijou à découvrir, pour l’histoire qu’il nous raconte et celle qu’il nous rappelle.
Note générale
Super !
Le retour de Martial de La Boissière. Les Naufragés Hurleurs, de Christian Carayon, est mon premier gros coup de cœur de l’année. Printemps 1925. Martial de La Boissière, cartésien et sceptique invétéré, travaille avec le Cercle Cardan afin de révéler les supercheries des voyants et autres bonimenteurs. Un jour qu’il entraîne son ami d’enfance Alain Monsignac pour une séance chez le médium du moment, celui-ci leur annonce la mort prochaine d’Alain. N’accordant aucun crédit à ces inepties, Martial est sous le choc lorsqu’il apprend un peu plus tard le décès de son ami qui aurait sombré avec son bateau lors d’une tempête. Lui qui était était pourtant un navigateur hors pair... Martial décide aussitôt de faire toute la lumière sur cette affaire, et pour cela se rapproche des Lestage, belle-famille d’Alain, en se rendant sur l’île de Bréhat où ils se réunissent régulièrement. Et le moins que l’on puisse dire c’est que chacun d’eux a des réactions étranges, pour ne pas dire suspectes. Quant à l’île en elle-même, elle réservera des surprises qui laisseront le lecteur pantois ! Christian Carayon, a qui nous devons déjà « Un Souffle, Une Ombre » et « Torrents », ainsi que "Le Diable sur les Epaules", a une maitrise de plume extraordinaire. Se servant à la perfection de la beauté de la langue française et de son très large éventail de possibilités, il nous offre une intrigue forte, travaillée et d’une élégance rare. En plus de personnages fouillés, il crée une atmosphère dense et profonde qui nous aspire dès les premières pages, et nous laisse pantelants une fois la dernière tournée. Si meurtres, trahisons, secrets, chasse au trésor et folie sont l’apanage des Lestage, superstitions, légendes, sorcellerie et traditions règnent en reines absolues sur l’île de Bréhat. Et il faudra toute la patience et l’intelligence de Martial pour venir à bout de ces différents mystères. Un excellent roman aux multiples rebondissements, et au style élégant. Une intrigue addictive et passionnante, et un auteur à la plume qui fascine et électrise. Le seul regret en refermant ce livre, c’est de devoir attendre le prochain, tant l’histoire, les personnages et l’atmosphère me manquent déjà. En résumé : un thriller inoubliable et enchanteur à ne surtout pas rater !
Note générale
Bien
Un agréable plongeon dans l'Histoire. Au menu du jour : complots, guerres de religions, tortures, mensonges, folie, assassinats, vengeances, secrets et trahisons, ça vous tente ? Personnellement, j’adore ça (dans une lecture, s’entend). La Cité de Feu, le dernier roman de Kate Mosse, rassemble à peu près tout ce que j’aime dans une lecture : une plume agréable, un contexte historique documenté et passionnant, et une intrigue qui nous tient en haleine. Marguerite, dite Minou, est fille de libraire dans le Carcassonne de 1562. Passionnée de lecture et avide de connaissances, elle n’hésite pas à tenir la boutique de son père quand celui-ci revient d’un déplacement bien trop fatigué, et étrangement abattu. C’est à cette occasion qu’elle va recevoir un message aussi laconique qu’inquiétant. Et c’est également ce qui lui permettra de faire la connaissance de Piet, jeune homme courageux et détenteur d’un mystérieux objet. Protestant, il est par conséquent en danger de mort. La guerre de religions fait rage et, comme toujours, c’est bien plus une question de pouvoir que de foi qui est en jeu... L’auteure parvient sans difficulté à nous entraîner dans son histoire, et par-là même, au cœur de l’Histoire, nous faisant voyager de Carcassonne à Toulouse et à Puivert. Ses personnages sont nombreux et travaillés, certains très attachants, d’autres parfaitement détestables, mais le lecteur n’est jamais perdu, tant elle prend le temps d’installer tout autant l’intrigue que les différents protagonistes, sans que jamais cela ne paraisse trop long. La Cité de Feu est le premier tome d’une saga littéraire historique qui s’annonce aussi dense que passionnante, il était donc essentiel de prendre le temps de poser les fondamentaux. Aimer l’Histoire est certes un plus pour apprécier cette lecture. Toutefois, l’intrigue est tellement prenante que même ceux qui n’en sont pas spécialement amoureux prendront plaisir à la découvrir. Kate Mosse fait preuve d’un talent sans faille pour nous raconter cette époque, ses enjeux et les conditions de vie (et de mort) de ceux qui l’ont traversée. Alors, faut-il vous lancer avec Minou dans cette aventure ? Pour ma part je dirais oui, et je n’ai qu’une hâte : pouvoir lire la suite !
Note générale
Bien
Jubilatoire ! Avec Neuf Parfaits Étrangers, Liane Moriarty nous propose comme à son habitude une histoire inattendue et très originale. Frances Welty, auteure actuellement dans le creux de la vague, décide de s’accorder une cure de 10 jours dans un centre de bien-être, Tranquillum House, dont la beauté du lieu et la promesse d’une approche très différente de la remise en forme l’interpellent. Ils seront neuf à participer : Frances, Lars, Ben, Jessica, Napoléon, Heather, Zoe, Tony et Carmel. Neuf personnes complètement différentes, totalement coupés du monde extérieur, réunis ici pour le meilleur... et surtout pour le pire. Car si les méthodes sont effectivement bien différentes de celles des autres centres, elles ne ressemblent en rien à une partie de plaisir, et l’objectif poursuivi par la directrice de l’établissement et ses deux assistants est, pour le moins, obscur... Avec ce nouveau roman, Liane Moriarty s’en donne à cœur-joie et balance allègrement sur tout et sur tout le monde. Culte du corps, amitié, famille, écrivains, éditeurs, internet, réseaux sociaux, argent, hommes, femmes, tout est passé au crible sous sa plume et ça fait un bien fou ! Alternant les points de vue, on découvre petit à petit les vilains secrets de tout ce petit monde, et c’est juste jubilatoire. Avec des dialogues tout à tour énigmatiques, touchants ou amusants, l’auteure nous régale de sa vision du monde actuel où le paraître, l’entre-soi et l’assujettissement au web règnent en maître. Les personnages, attachants, agaçants, adorables et imbuvables, représentent un large éventail de cette société où le MOI dans le regard de l’autre est devenu la finalité de presque tout. Le lecteur s’y reconnaît ou reconnaît fatalement des proches, et cela ne fait qu’ajouter à la vraisemblance des exemples. On suit avec intérêt Frances et les autres, tournant les pages à toute allure vitesse, à la recherche des secrets des uns et des motivations des autres, se demandant comment tout cela va finir tout en espérant que ça dure le plus longtemps possible. Une lecture qui nous fait rire tout autant que réfléchir, ce qui n’est pas si fréquent. Et c’est une raison de plus pour ne pas hésiter à y plonger. Foncez !
Note générale
Bien
Une excellente découverte. Parmi les grands plaisirs que la lecture apporte, il en est un dont je ne me lasserai jamais : la découverte de nouveaux auteurs talentueux qui parviennent à nous transporter dès leur premier roman. Personnellement ma première belle révélation de cette année a été la plume d’Agathe Portail avec son nouveau et premier titre : L’Année du Gel. Léonie, Corentin, Vincent, Clara, Pierre, Juliette et Olivia forment un groupe d’amis et ont pour habitude de se retrouver au moins une fois par an pour quelques jours. Cette année les retrouvailles ont lieu à Haut-Meac, domaine viticole bordelais, appartenant à la famille Mazet, chez qui ils louent leurs chambres d’hôtes. Mais lorsque le 4ème jour un corps est retrouvé dans la chambre froide du château, le major Géraud Dambérailh va vite comprendre que bien des secrets et des rancunes se cachent derrière les sourires de façade du petit groupe, mais également derrière ceux des propriétaires de Haut-Meac... Un château, une abbaye, un groupe d’amis pas si amicaux, des propriétaires un peu trop empressés, et un meurtre à résoudre, voilà donc le postulat de départ de ce polar tout en finesse. L’auteure nous régale de ses personnages parfaitement humanisés, à la langue bien pendue et aux secrets très noirs. Réflexion et humour se serrent les coudes dans cette intrigue à la Agatha Christie, et le lecteur savoure autant l’un que l’autre, chapitre après chapitre. Est-ce lui, où elle, ou bien l’autre qui a commis ce meurtre ? Vous vous poserez cette question bien des fois pendant votre lecture, sans parvenir à vous décider. Et quand bien même vous finiriez par avoir des certitudes, il y a toutes les chances du monde que le fin mot de l’histoire vous laisse sans voix. L’Année Du Gel est un roman policier simple dans son approche et intelligent dans son développement. La finesse des dialogues et la beauté des décors finissent d’accrocher le lecteur jusqu’à la toute fin. Avec une mention spéciale pour Daphné, la tante de Géraud, aussi classique qu’excentrique. Le genre de polar que l’on regrette de finir, que l’on espère retrouver très vite, et que l’on s’empresse de recommander autour de soi. À consommer d’urgence et sans modération !!
Victime 55
Victime 55 Moyen
Note générale
Moyen
Un premier roman prometteur ! Chandler est sergent dans la petite ville de Wilbrook, perdue au milieu du désert australien. Pourtant, dans ce coin reculé, ce flic qui aime autant sa ville que son métier va être confronté à une enquête particulièrement tordue. Gabriel, venu dans la région à la recherche d’un travail saisonnier, arrive un matin au poste de Police, en sang et totalement affolé : il vient juste de parvenir à échapper à un dénommé Heath, qui l’aurait drogué et enchaîné dans une cabane, et qui allait le tuer après lui avoir dit qu’il serait « le 55ème ». Et l’affaire prend une tournure particulièrement délicate quand un certain Heath arrive à son tour et raconte exactement la même histoire. Sauf que lui dit que son tortionnaire s’appelle Gabriel. Deux victimes, deux récits strictement identiques. Alors, lequel des deux ment ? Et qui peuvent être les 54 premières victimes ? Pour trouver la réponse à cette question, Chandler va se retrouver obligé de retravailler avec son ancien collègue et meilleur ami, Mitch, même si les deux hommes se détestent et ne se sont plus revus depuis près de dix ans. Avec une histoire bien installée dès les premières pages, James Delargy nous offre une intrigue originale et très visuelle. Les romans se déroulant en Australie ont souvent une saveur particulière. Les bons, en tout cas. Et ici, pas de doute, cette fameuse saveur est bien là. On ressent la chaleur insupportable de la région, la sécheresse intense des paysages, le danger de ces grandes étendues désertiques et de ces vastes forêts... La poussière rouge semble sortir des pages, transpirer des lignes, bref l’immersion dans les alentours de Wilbrook est totale. Les personnages sont à l’image de la nature qui les entoure, durs, secrets, rugueux, s’embrasant facilement, mais pouvant cacher des recoins fascinants. On retrouve un peu du style de Jane Harper dans l’écriture dans ce polar dont l’auteur peut être plus que fier pour un premier roman 100% australien. Questionnements, enquête et action sont bien au rendez-vous. Un thriller qui se lit facilement et qui réserve quelques grosses surprises auxquelles on ne s’attend pas, et ce jusqu’à la toute fin. À découvrir.
Note générale
Bien
Un roman noir très subtil. Avec son nouveau roman et sa plume toujours aussi efficace, Sophie Loubière nous emmène une fois de plus dans les méandres les plus sombres de l’esprit humain. On vient tous au monde avec avec un jeu de cartes imposé. Si ce que l’on en fait ne dépend, en principe, que de nous, avoir de bonnes ou de mauvaises cartes dès le départ a forcément une incidence sur la partie que l’on jouera durant notre existence. Le jour où Laurence vient au monde, on ne peut pas dire que les cartes qui lui sont distribuées sont particulièrement favorables, avec un frère qui la déteste et s’est juré de faire de sa vie un enfer et des parents plus tournés vers leurs propres problèmes que vers ceux de leurs enfants. Grandir au sein de cette famille complètement dysfonctionnelle est une vraie gageure, et malgré son esprit vif et son imagination débordante, l’enfance de Laurence est une bataille dont elle ne sort pas souvent gagnante. Alors, pour compenser, Laurence mange. Elle se nourrit de tout, pour essayer de combler le manque de l’essentiel. Elle prend du poids, comme pour essayer de peser dans la balance des décisions qu’elle subit plus souvent qu’à son tour. Fournissant de nouvelles armes à celui qui la hait déjà tant. Alors pour digérer les insultes et les coups bas, Laurence mange. Et parce que Laurence mange, les méchancetés pleuvent. Mais Laurence tient bon, et elle obtient même certaines victoires là où elle s’y attendait le moins. Mais la partie ne fait que commencer, et la vie et son jeu de dupes lui réservent encore bien des embûches. Avec un style toujours aussi direct, Sophie Loubière nous plonge dans l’existence de cette âme tourmentée et malmenée. Sans fioritures et avec une justesse parfaite, elle nous dresse le tableau, glacial, d’une société où le paraître continue à s’imposer en maître absolu. Une galerie de personnages taillés au scalpel, à la psychologie travaillée au bistouri. Un constat sociétal sur l’apparence, toutes les apparences, surtout les plus trompeuses, qui laisse le lecteur sonné. Ce roman noir, dur, et à la résonance terriblement actuelle, se lit d’une traite, presque en apnée. Et laisse des marques. Beaucoup, et pour longtemps. À lire absolument.
Note générale
Bien
Aussi bon que les précédents. Comme l’année dernière, la rentrée d’hiver s’ouvre avec la parution du nouveau titre de Niko Tackian : Celle Qui Pleurait Sous L’Eau. Et comme l’année précédente, les fans de romans policiers ont de quoi s’en réjouir. Dans ce nouveau roman, nous retrouvons pour la troisième fois le Commandant Tomar Khan. Après Toxique et Fantazmë, nous replongeons (sans mauvais jeu de mots) donc au milieu de l’équipe de Tomar pour une nouvelle enquête. Le corps de Clara est découvert un matin au beau milieu d’une piscine publique, et, à première vue, le suicide ne fait aucun doute. Si Tomar est prêt à classer l’affaire, Rhonda elle est persuadée que cette mort n’est pas aussi simple qu’il n’y parait. Alors pendant que le commandant Khan tentera de se sortir d’une sale affaire dont il ne garde pas de souvenirs, c’est elle qui va prendre les choses en main pour aller au bout de cette enquête et de son intuition. Comme d’habitude avec cet auteur l’histoire démarre vite et fort. Les chapitres s’enchaînent rapidement tant le lecteur devient vorace à vouloir connaître le fin mot de ces deux enquêtes. Les des grands points forts de Niko Tackian est sa capacité à créer chez nous une empathie très forte envers ses personnages, et ce nouveau titre échappe encore moins à cette règle que les précédents. C’est dire à quel point cela fonctionne parfaitement. Une autre des qualités de l’auteur c’est sa spécificité à nous offrir des histoires très cinématographiques, où chaque chapitre équivaudrait à une séquence (sûrement aidé en cela par sa casquette de scénariste). Une technique qui opère complètement et qui rend ce polar absolument addictif. On lui pardonnerait presque de nous offrir que 240 de lecture. Surtout qu’il parvient parfaitement à tout boucler avant le point final. Si je dis « presque » c’est uniquement parce que qu’une fois la dernière page tournée, on se retrouve à attendre avec impatience son prochain roman, que l’on prendrait pourtant plaisir à enchaîner tout de suite après tant son style est efficace. Je ne peux donc que vous conseiller fortement de lire ce roman. Pour les messages importants qu’il véhicule, déjà. Et pour le plaisir de retrouver cette plume, bien évidemment !
Note générale
Super !
Magnifique pièce de collection. Un coffret collector à la hauteur de la série : sublime jusque dans ses moindres détails. Finitions parfaites, esthétique magnifique, matériaux de qualité, bref un très très beau coffret que tous les fans de GOT apprécieront. Si vous avez l’occasion de l’acheter, c’est un achat que vous ne regretterez pas une seconde.