Julien Doré

Après trois années passées à vivre intensément son LØVE album, certifié quadruple platine et auréolé d’une Victoire de la musique d’Artiste de l’année,Julien Doré s’est délecté, pleinement. Mais accuse le coup, KO.170 concerts à tant donner, à tant...
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Julien Doré

Après trois années passées à vivre intensément son LØVE album, certifié quadruple platine et auréolé d’une Victoire de la musique d’Artiste de l’année,

Julien Doré s’est délecté, pleinement. Mais accuse le coup, KO.

170 concerts à tant donner, à tant recevoir et, malgré tout, cette question lancinante :

« Quelle est mon utilité en tant qu’homme & artiste dans ce monde de plus en plus sombre ? »

Julien a cherché à renouer. Avec lui-même & les autres. Avec la Nature & le Monde.

Retrouver les racines de l’Homme, cet animal « qui se targue d’être l’ange et l’acide »

Et se trouver soi.

Pour cela il a eu besoin de fuir vers le Beau, une errance nourricière entre Mer & Montagne.

« Partir pour observer ce monde qui me nourrit et me fait fuir à la fois. »

Il s’est donc installé dans un chalet d’enfance dans les Alpes du sud, aux bordures du Mercantour,

à quelques heures de sa Camargue et de ses Cévennes natales.

Des allers-retours entre le vertical & l’horizontal, entre rencontres inattendues et amis de toujours pour écrire cette nouvelle page.

Il a marché, roulé au guidon de sa mini-moto et s’est laissé aller.

Suivant les lignes de fuites et du hasard où « le Beau devient Sublime lorsqu’on ne se le figure pas ».

Se retrouvant petit face aux cimes, seul face au lac, pour tout remettre en abîme.

« Tout ce qui m’entourait à ce moment là, était là bien avant nous, originel, immense, forçant l’humilité. »

Il a longé la plage pour trouver le sens, remonté la rivière pour retrouver la source, celle de l’enfance & de l’inspiration,

« De la mer vers la montagne, de mon enfance à aujourd’hui, j’ai essayé de reconstruire le pont entre celle-ci et celui que je suis devenu »

là « où vont les silences des rivières » quand « la nuit est tombée sur la mer ».

Cette connexion avec la nature, il l’a aussi retrouvée avec les autres.

« Les autres sans qui je ne suis rien, je le sais, surtout quand je suis seul. »

Des rencontres, salvatrices, en cascade, il y en a eu dans cette errance, elles ont aidé, transformé, porté ce qu’allait devenir ce disque.

& il n’est rien sans lien.

Rien n’existe sans un « et » initial. Tout est « et » au départ.

Ce & qui se contemple ou se dit « esperluette », sera le titre de son nouvel album, sa ligature entre l’autre & l’ailleurs.

Restait alors à tout poser sur le tamis, en filtrer la moindre émotion.

Chaos constructeur sur les braises des doutes.

Car « Tant bien que mal, la nature maintient à flot notre propre nature… ».

Une veine amoureuse large comme une rivière, parcourt le corps des chansons, du coeur vers les lèvres.

« …Et si par hasard cette nuit venait brûler ton ventre, le remplir de désir, de cannelle & de menthe,

c’est mon coeur qui aboie pour couvrir tes orages, c’est mon coeur qui aboie. »

Le Féminin est au centre, essentiel et épistolaire.

Il nourrit de sensualité l’âme de cet album en chassant l’exaltation du masculin, « amoureux de l’ombre et du pire ».

On avance dans ses chansons comme sur un chemin fraichement balisé par ses soins.

Du « Lac » à « Mon Écho », de « Magnolia » au bouleversant « Sublime & Silence », il nous dit tout, de l’infime à l’infini.

Des mélodies qui transpercent, brûlent, caressent et susurrent. Qui drapent instantanément « de miel et de violence ».

« Je sais que tu restes dans les fleurs que je te laisse après la nuit

Violence & promesses c’est tout c’que tu détestes, la mort aussi. »

Avec ces mots Julien fait battre le coeur de son nouvel album.

L’oxygène du &.

Tout est né de là. Julien respirait et rencontrait, l’album s’écrivait.

Album cocon, solaire, humain, bardé de son écriture unique, entière et poétique.

« Je voudrais que l’on plonge dans mon univers dont le & est un fil. »

Ce fil, il le tisse dans son disque, avec finesse, grandeur et espoir. Un soleil hurlant traverse le tout et nous réchauffe, encore.

« Je t’offrirai les fleurs accrochées à mon ventre. »

« Et si demain je meurs, dis-moi à quoi tu penses. »

« Je veux montrer la vie, il y a de la fertilité dans le chaos »

La voici.