Avis client

Franz1983 Rennes
Actif depuis le 10 mai 2013
Dernier avis le 21 octobre 2014
573 avis rédigés
4.5/5 évaluation moyenne
480 notes utiles

Note générale
Super !
Un magnifique conte fantastique Sur le front russe, pendant la Première Guerre mondiale, des cavaliers austro-hongrois partent en reconnaissance mais après une escarmouche, l'ennemi est introuvable. Lernet-Holenia nous offre un magnifique conte fantastique, à la frontière entre la vie et la mort. Admirable et facile à lire! Qu'il soit rapidement réédité!
Typhon
Typhon Super !
Note générale
Super !
La tempête prend vie Un navire vogue dans les mers asiatiques et son capitaine, fier, têtu, refuse de perdre du temps en contournant une tempête. Homme de mer, Conrad nous décrit avec souffle le typhon, le navire et ses marins devenus des pantins dans les éléments déchaînés. Rarement une tempête a été rendue avec autant de vie. On s'y croit, on la sent.
Inland Empire
Inland Empire Déçu
Note générale
Déçu
Lynch parti trop loin Autant j'avais aimé "Mulholland Drive" - film labyrinthique, à énigmes et à flash-backs s'il en est -, autant je suis resté pantois devant "Inland Empire". Ici, M. Lynch va trop loin et se perd et perd totalement son spectateur. À la fin, on réfléchit pour remettre les pièces en place mais le sens - tout simplement le sens! - n'apparaît pas. Alors on cherche les analyses sur Internet. Mais là encore, le sens reste insaisissable. Restent - incontestablement - la beauté des images et l'atmosphère glauque, lourde, angoissante.
Note générale
Super !
La Beauté tourmentée Lorsque je lis la poésie de Victor Hugo, je me dis: "C'est parfait." Lorsque je lis la poésie de Charles Baudelaire, je me dis: "C'est beau!" Il chante avec rythme, avec finesse, les tourments que nous pouvons connaître face à l'amour, au désir, à la mort, à l'ennui, à cet infini qui nous écrase. À la fin, on se dit: "Dieu que c'est beau!"
Note générale
Bien
L'amour et la mort dans une guerre oubliée Mon plaisir fut inégal. Les descriptions du front austro-italien (bien peu connu en France) sont percutantes, la scène du lac est riche en suspense et la fin est un coup de maître, mais parfois cela traîne en longueur et les dialogues de l'histoire d'amour sont dénués d'intérêt. Cela dit, les véritables dialogues d'amoureux sont-ils vraiment si passionnants à écouter, lorsque notre propre coeur ne bat pas la chamade? Finalement, cette simplicité ne rend-elle pas l'histoire plus crédible? Faites-vous votre avis.
Note générale
Super !
Une fable noire Ce livre si célèbre ne déçoit pas. Les animaux d'une basse-cour anglaise se révoltent contre le joug du fermier puis organisent le nouveau pouvoir des "quatre-pattes". C'est une fable animalière, un conte qui décrit non seulement la naissance de l'Union soviétique mais aussi l'histoire du pouvoir et, qui sait, de la condition humaine. C'est vif, c'est heurtant, c'est - j'ose pour une fois le mot - parfait.
Note générale
Super !
La beauté pessimiste d'Orwell Ce roman méconnu d'Orwell raconte le quotidien des élites d'une petite ville perdue dans une province birmane de l'Empire britannique des Indes. Suivant le fil directeur d'une jeune femme à marier et d'une menace de révolte birmane orchestrée perfidement par un... Birman, ce roman traite des portraits vivants, qui ne laissent pas indifférents. Hommes ou femmes, les personnages sont racistes, idéalistes, lâches, machiavéliques, avides, pitoyables dans leur raideur sociale. Le pays est dur, le fossé culturel est profond. Surtout, l''ennui et la torpeur règnent, seul le gin semble aider les fiers colons à passer le temps. Aucune communauté - ni blanche, ni birmane - n'est épargnée et le résultat n'en est que plus nuancé et juste. Certes pessimiste sur la nature humaine, ce livre n'en est pas moins beau, passionnant à lire et impossible à lâcher dans sa deuxième partie. Mon coup de coeur 2012.
Note générale
Super !
Des larmes de beauté Lorsque j'ai fini ma lecture du "Désert des Tartares", j'ai pleuré, dix ans après mes dernières larmes de littérature. J'ai pleuré car ce livre me touchait au coeur, touchait à mes doutes, à mes angoisses de jeune homme de 26 ans. Voilà sa réussite: avec sa géographie et sa temporalité vagues, c'est un conte universel qui parle à tous, partout. Cette peur de passer à côté de notre vie, par fainéantise, par bêtise, par entêtement, cette peur est la nôtre. À la fin, on se dit: "Je peux être Drogo; je ne dois pas être Drogo!" En quelque sorte, ce livre-avertissement d'une beauté vibrante a changé ma vie.
Note générale
Super !
La délicieuse claque! Une prouesse. Hemingway réussit ici la prouesse de résumer la condition humaine en cent pages, avec l'histoire la plus simple au monde et le style le plus simple au monde. Que c'est puissant! Que c'est beau!
Note générale
Super !
L'aventure! Avec Leo Perutz, plume à découvrir absolument, la conquête de l'Empire aztèque par les Espagnols de Cortés devient histoire de vengeance, de pacte avec le diable et de jeu du destin. La Nuit est triste mais la lecture est belle et captivante. "Le cavalier suédois" est encore supérieur. Vivement mes prochaines lectures pérutziennes!
Note générale
Super !
Impossible à lâcher! J'avais déjà lu "La troisième balle" et j'ai retrouvé ici l'univers de Perutz: roman historique fantastique, épopée de conquérant, diable qui joue avec les espoirs et les destins des héros. Au fur et à mesure que la lecture avance, les pièces s'emboîtent et à la fin le roman retombe sur ses pieds avec une maîtrise du récit et un souffle romanesque bien rares! Une oeuvre captivante.
Note générale
Bien
Hommage à la sensibilité En me rendant au cinéma, je craignais un film mielleux, mièvre. Mais non! Nous avons ici affaire au véritable romantisme, douloureux, tragique mais beau, si beau! Nulle trace de sensiblerie, uniquement de la sensibilité! Le travail sur les costumes du premier XIXe siècle est admirable, la poésie est chantée avec ferveur, les joies et souffrances amoureuses nous touchent. Certes, le film peut sembler ennuyeux si l'on n'est pas saisi par l'esprit du film. Par chance, je le fus. Je suis sorti le coeur serré - ce cri final! - et j'ai couru acheter du Keats.