Avis client

Custom77
Actif depuis le 21 septembre 2005
Dernier avis le 05 janvier 2016
524 avis rédigés
4/5 évaluation moyenne
626 notes utiles

Bruce Springsteen
Magic Bien
Note générale
Bien
Un bon cru springsteenien Paru en 2007, "Magic" fait figure de bon disque du Boss, solide, convaincant, en tout cas davantage que certains de ses futurs albums ("Workin' on a dream" et "Wrecking ball" pour ne pas les nommer). Déjà, ça attaque par "Radio nowhere": riff acéré, paroles inspirées, énergie à revendre, un grand titre que voilà. Sur le reste du disque, on compte d'autres très bons moments: "Gypsy biker" et son rythme effréné, "Magic", tout en délicatesse, "Long walk home" en titre épique, et les deux magnifiques ballades crépusculaires de clôture, "Devil's arcade" et la faussement cachée "Terry's song". C'est sur certains mid-tempos ("Your own worst enemy", "I'll work for your love") que le Boss reste un peu à quai, mais globalement, c'est quand même du très bon. A écouter!
Note générale
Super !
Live majeur 29 juin et 1er juillet 2000, Madison Square Garden, New York. Pour la 1ère fois depuis plus de 10 ans, Springsteen retrouve le E Street Band au complet (avec Van Zandt et Lofgren). 10 ans de sevrage forcé. Tout le monde est gonflé à bloc, avec une envie d'en découdre palpable. Dès l'intro, avec le rageur "My love will not let you down", on sent qu'on va avoir du très lourd. Sur scène, les gars (et Patti Scialfa, Mme Springsteen dans la vie) jouent comme si leurs vies en dépendaient. Et ça donne des choses extraordinaires. "The river", étirée sur plus de 10 minutes, avec un Boss en voix de tête désespéreé au final. "Badlands" et "Murder incorporated", qui dévastent tout. Les chansons épiques sont également là, avec "Lost in the flood" et "Jungleland". Il y a même deux inédites, à savoir "Land of hope and dreams" et la polémique "American skin" relatant la mort d'un jeune noir américain par 41 balles tirées par des policiers alors qu'il n'avait rien à se reprocher. Et puis il y a les surprises: version acoustique de "Born in the USA" à la 12 cordes accordée en open tuning (!). Bluffant. Et puis ces 2 sommets que sont "Atlantic City" et "Youngstown". Les versions originales de ces 2 morceaux sont acoustiques, dépouillées. Ici, Springsteen et le E Street Band en font des versions rageuses, au cours desquelles la tristesse des versions originales disparaît au profit d'une hargne décuplée. Le crescendo de la montée finale d'"Atlantic City" est extraordinaire, et fait se hérisser tous les poils des bras. Très grand live, probablement le meilleur de toute la discographie springsteenienne.
Bruce Springsteen
18 tracks Moyen
Note générale
Moyen
Pour fans uniquement En 1999, Springsteen publie un coffret regorgeant de raretés, d'inédits, de prises alternatives, de demos, regroupées depuis ses débuts. Histoire d'en proposer une version accessible à toutes les bourses, il publie en parallèle ce "18 tracks" qui, comme son nom l'indique, contient 18 titres: 15 extraits du coffret en question et 3 inédites de chez inédites. Comme souvent dans un tel projet, le très quelconque côtoie le très intéressant. Dans le 1er groupe, on citera la très lourdingue "Hearts of stone" et les sans grand intérêt "Lion's den", "Part man, part monkey" ou "Trouble river". En revanche, on peut être étonné de découvrir des titres non retenus par le Boss pour figurer sur ses disques alors qu'ils envoient franchement du bois: "Where the bands are" et "Loose ends" sonnent comme des tubes en puissance, "Sad eyes" est une très belle ballade, et "Brothers under the bridge" sonne comme la petite soeur de la magnifique "If I should fall behind". Et puis, il y a bien sûr la demo de "Born in the U.S.A.": à part le texte, tout change par rapport à la version définitve, et c'est assez bluffant de constater l'écart existant entre la version brut de pomme et la version qui demeure un tube planétaire. Disque donc à réserver en priorité essentiellement aux fans du bonhomme.
Note générale
Moyen
Très (trop?) littéraire Avec cet album, paru à l'automne 1995, Springsteen marque sa volonté de revenir à un son beaucoup plus dépouillé que lorsqu'il joue avec le E Street Band, soit exactement la même démarche que celle qui avait abouti à l'enregistrement de "Nebraska", magnifique album acoustique, au début des années 80. "The ghost of Tom Joad" (du nom du héros des "Raisins de la colère" de Steinbeck) est donc très "feu de camp", même si certains titres bénéficient d'une présence discrète de nappes de synthés et de percussions. 2 morceaux font figure de chefs d'oeuvre absolus, que Springsteen jouera d'ailleurs régulièrement lors de ses futures tournées, à savoir "The ghost of Tom Joad" et "Youngstown". Rien que pour ces 2 titres-là, l'album mérite le détour. Pour le reste, la comparaison qu'on fait forcément avec "Nebraska" ne tourne pas en faveur du dernier-né, et ce pour une raison toute simple. Là où "Nebraska" était varié en terme de compositions, "The ghost of Tom Joad" est extrêmement linéaire, les mélodies se ressemblent beaucoup les unes avec les autres, et Springsteen semble clairement privilégier le texte à la musique. Ceux qui comprennent l'english dans le texte seront à leur aise, pour les autres il existe un réel risque de lassitude, voire d'endormissement, le réveil n'intervenant qu'en toute fin avec le plus léger, et quasi guilleret "My best was never good enough". Un disque sombre, courageux, mais le néophyte en springsteenerie évitera de commencer par lui!
Note générale
Bien
Le Graal, ou presque... Triple CD. 10 ans d'enregistrements live. 40 titres. Et les paroles dans le livret s'il vous plaît. Bref, il y en a pour son argent. Springsteen n'a jamais été aussi bon que sur scène, et cet album le prouve, à l'écoute de moments dantesques. "Thunder road" en piano/voix pour démarrer, "Adam raised a Cain", tout de rage même plus contenue, "Fire" et son jeu avec le public, l'épique "Backstreets", l'enchaînement effarant "Badlands"/"Because the night"/"Candy's room", la reprise avec accord mineur en prime du "This land is your land" de Woody Guthrie, le poignant "Reason to believe", "Born in the U.S.A." claqué devant 80.000 spectateurs à Los Angeles, "No surrender" en version acoustique... Tout cela est somptueux. Alors pourquoi "que" 4 étoiles? Parce que 40 titres à s'enfiler d'un coup, c'est un peu beaucoup. Parce que certains titres sont allongés un peu inutilement ("Rosalita (Come out tonight)", "Jersey girls"). Parce que, pour un non anglophile, les discours de Springsteen sont beaucoup trop longs (5 minutes en intro de "The river"!!!). Et parce qu'on peut éventuellement regretter l'absence de certains titres ("Downbound train" bon sang!). A réserver donc d'abord à ceux qui connaissent déjà peu ou prou l'oeuvre du Boss, pour les néophytes souhaitant acquérir un album live, le "Live In New York City" me semble plus indiqué.
Note générale
Super !
Excellent live Succédant au très bon album studio "Ecoutez d'où ma peine vient", "Alain Souchon est chanteur" est donc un disque enregistré sur la tournée qui a suivi. L'option "double CD" permet d'avoir l'intégralité du concert, et l'on se rend compte du judicieux équilibre trouvé par l'artiste pour contenter toutes les franges de son public. Titres du dernier album ("Ecoutez d'où ma peine vient", "Parachute doré", "Elle danse"...), pépites de son répertoire moins connues ("Pardon", "Saute en l'air"...) et tubes incontournables (la ligne droite des derniers titres laisse baba!). Tout cela est bien évidemment parfaitement exécuté, et on notera la splendide version de "Rame" qui clôture le concert. Une guitare, quatre voix, et hop, pas besoin de plus pour accoucher d'une tuerie...
Note générale
Moyen
Marque un peu le pas Après 3 albums d'une qualité relativement exceptionnelle ("Ultra moderne solitude", "C'est déjà ça" et "Au ras des pâquerettes"), Souchon semble un peu marquer le pas avec cet album paru en 2005. Côté musiques d'abord, Voulzy en signe 3, et si 2 sont particulièrement réussies ("A cause d'elle" et "Et si en plus y'a personne"), "Putain ça penche" est ratée, le riff lancinant lassant assez vite. Souchon signe quant à lui, seul ou avec son fiston Pierre, 6 musiques, et 2 d'entre elles font vraiment pilotage automatique, voire remplissage ("Le mystère" et "L'île du dédain"). A part "Et si en plus y'a personne", qui est pour le coup une franche réussite, pas de gros tube sur cet album. La reprise finale du "Lisa" des Cherche-Midi (le groupe des fils Souchon-Voulzy) trahirait-elle ce passage à vide, tout relatif il est vrai, de Souchon à cette période, vu le texte relativement indigent de ce morceau? Même certains textes font resucée d'antérieurs ("En collant l'oreille sur l'appareil" sonne comme "Foule sentimentale" en nettement moins inspirée)... Bon, après, ça reste quand même un disque agréable à écouter, avec, ne l'oublions pas, un morceau exceptionnel, à savoir "Le marin". Sur une musique de Pierre Souchon, cette histoire (qui rappelle celle du "Bagad de Lann Bihoué") prend littéralement aux tripes, avec un refrain complètement désenchanté. Au final, un album mineur dans la carrière de Souchon, dont d'ailleurs peu de titres seront joués au cours des tournées suivantes, ce qui est assez révélateur.
Alain Souchon
J'veux du live Super !
Note générale
Super !
Live haut de gamme Enregistré les 29, 30 avril et 1er mai 2002 au Casino de Paris, cet album live est un témoignage de la tournée acoustique que fit Souchon au cours de cette même année. Et c'est peu dire que c'est une grande réussite. Entouré de seulement 3 musiciens, dont Albin de la Simone aux claviers, Souchon revisite sa discographie, en n'oubliant certes pas ses plus grands succès ("Quand j'serai KO", "Sous les jupes des filles", "Foule sentimentale", "Rive gauche", "Jamais content", "Le baiser" et "J'ai dix ans" en duo avec Voulzy), mais pour tout le reste, il est allé repêcher des morceaux peu connus, tout en les réorchestrant de manière on ne peut plus classieuse. De la simple guitare/voix ("La p'tite Bill elle est malade") à des arrangements plus sophistiqués et aériens ("Au ras des pâquerettes", "Petit tas tombé", "C'était menti", "Portbail"), c'est artistiquement de très très haute volée. Un live qui réussit l'exploit de s'adresser à la fois aux fans de l'artiste, qui apprécieront ces nouvelles versions, et aux néophytes souhaitant se payer un "best of acoustique" de Souchon tout en leur permettant de découvrir d'autres facettes de cet artiste. A posséder donc!
Note générale
Super !
Le plus travaillé Il a fallu 6 ans à Alain Souchon pour accoucher du successeur de "C'est déjà ça", l'album multi-platiné aux tubes millésimés. C'est donc en 1999 que ce "Au ras des pâquerettes" est sorti, et ce qui saut aux oreilles, c'est qu'il s'agit de l'album de Souchon le plus travaillé au niveau des arrangements. Concoctés par Renaud Letang et Franck Pilant, ils sont d'une très grande richesse: zigouigouis partout, sons à la limite de la dissonance (cf.le wurlitzer à la fin de "Rive gauche"), c'est pas de la guitare/voix toute bête.Dès "Pardon", le ton est donné: sur une mélodie hypnotique dont Voulzy a le secret, Souchon chante intelligemment l'écologie pendant que les 2 producteurs rivalisent d'inventivité. C'est brillant. Des succès, cet album en compte ("Le baiser", "Rive gauche"), mais qui ont oins imprimé la mémoire collective que ceux de l'album précédent. Mais l'important n'est pas là: chacun des 10 titres est splendide, que ce soit sur les mélodies naïves et touchantes de Pierre Souchon ("C'était menti", "Petit tas tombé"), les voulzyesques (prenant "Une guitare, un citoyen", hallucinogène "Au tas des pâquerettes") et les alainsouchonnesques ("Caterpillar"). Du très haut de gamme.
Note générale
Super !
Peut difficilement mieux faire Enregistré lors de la tournée 1995 suivant la parution de "C'est déjà ça", ce double album est un best of de luxe de l'oeuvre souchonesque à lui tout seul. 26 titres, dont un medley "J'ai dix ans / Poulailler's song / On avance", et 3 sketches laissés tels quels, ce qui fait qu'on a vraiment l'intégralité du concert sans aucune coupure. L'occasion de voir à quel point Souchon peut se révéler franchement drôle, le sketch sur "Le fils pape" étant hilarant. Des tubes en pagaille ("Ultra moderne solitude", "Les cadors", "Rame", "Somerset Maugham", "C'est déjà ça", "Allô maman bobo", "Le bagad de Lann Bihoué", "Quand j'serai KO", "Sous les jupes des filles", "L'amour à la machine", "La ballade de Jim", "Foule sentimentale", "Bidon"...), des pépites ("Frenchy bébé blues", "Lettre aux dames, "Les filles électriques"...), bref un must absolu!
Note générale
Bien
21 ans après... Celui-là, on ne l'avait pas vu arriver. 21 ans après son départ d'Indochine, au sein duquel il avait composé les musiques de 90 % des morceaux, Dominique (désormais Dominik) Nicolas publie son 1er album solo, après des DVD consacrés à son autre passion, la...pêche à la mouche. 10 secondes d'"Ici" suffisent pour retrouver le mélodiste brillant qu'il était, et qui était souvent éclipsé par les textes et la personnalité de Nikola Sirkis (réécoutez "L'aventurier" et "3 nuits par semaines" en faisant abstraction des textes et des arrangements de l'époque, c'est excellent). La Mustang est de sortie, les arrangements rappellent le vieux Indochine, sans pour autant tomber dans le revival années 80. Les textes, écrits par Noël Mattéï, sont de très bonne facture et bien loin des interrogations sexualo-existentialistes de Sirkis. Quant à la voix de Nicolas, elle rappelle furieusement celle de Daho, donc autant dire que les amateurs de chanteurs à voix passeront leur chemin. Que de bonnes choses sur cet album, avec des mentions particulières pour le single "Underground" et les mid-tempos splendides que sont "Le soleil est comme toi", "La balançoire" et surtout "Une fois encore", au refrain étincelant. On remarquera également une reprise électronifiée du "Sous quelle étoile suis-je né?" de Polnareff. Bref, un sans-faute de 58 minutes, extrêmement agréable à écouter, d'une honnêteté et d'une sincérité sans failles, qui s'inscrit dans la lignée des albums de pop à la française classieux.
Note générale
Super !
Difficilement dépassable Alors là, attention, c'est autre chose. Du très lourd. Aidé à la réalisation par le fidèle Michel Coeuriot et par l'alors jeune débutant Renaud Letang (qui réalisera quelques années plus tard le "Clandestino" de Manu Chao), Souchon sort en cette fin 1993 son meilleur album, sorte de disque parfait où les tubes, voire les chansons qui rentrent dans l'inconscient collectif pour des décennies, côtoient des pépites lumineuses. Déjà, Souchon signe seul 5 musiques, et autant dire qu'il était inspiré à ce moment-là: "Foule sentimentale", "L'amour à la machine", "Sous les jupes des filles" et les 2 ballades magnifiques que sont "Les filles électriques" (quel texte!) et "Chanter c'est lancer des balles" (quel texte aussi!). Le fidèle Voulzy signe 4 compositions, à savoir la pop ("Les regrets"), la rock basée sur un riff ("Arlette", au texte désormais renié par Souchon), la voulzyesque ("Sans queue ni tête" ) et l'orientalisante au groove implacable ("C'est déjà ça"). 2 pépites en plus: "Le zèbre", BO du film du même nom, composée par Jean-Claude Petit et donc très orchestrale, et enfin la sublime "Le fil", 1er morceau signé par Souchon et son fiston Pierre. Un album parfait de bout en bout, qui en plus, malgré la présence de titres entendus des centaines de fois, parvient toujours à surprendre et à émerveiller. Chapeau.
Alain Souchon
Jamais content Super !
Note générale
Super !
Avalanche de tubes Paru en 1977, cet album fait partie des tout meilleurs de Souchon. Ainsi, sur les 6 premiers titres, 5 sont devenus des classiques: "Jamais content", "J'ai perdu tout ce que j'aimais", "Poulailler's song", "Y'a d'la rumba dans l'air" et "Allô maman bobo", toutes composées par Voulzy. Mais ce qui est remarquable sur ce disque, c'est que les autres morceaux pas ou peu connus sont eux aussi très bons, qu'ils fassent dans le doux (le magnifique et autobiographique "18 ans que j't'ai à l'oeil", "La p'tite Bill elle est malade") ou dans l'enervé ("Loulou doux"). Autant dire que ces 34 minutes filent à la vitesse de l'éclair et viennent prouver que "Jamais content" est à ranger aux côtés de "Ultra moderne solitude" ou "C'est déjà ça" dans la catégorie "meilleurs albums de Souchon".