Avis client

Caberlot
Actif depuis le 24 juillet 2005
Dernier avis le 29 mars 2017
222 avis rédigés
3.5/5 évaluation moyenne
1677 notes utiles

Note générale
Bien
Récit de voyage poétique sur fond de catastrophe L’écrivain japonais Haruki Murakami s’était tourné vers les nouvelles à l’issue du tremblement de terre de Kobe et en avait tiré un très bon recueil ; il avait ensuite échoué à rendre son « Underground » intéressant et émouvant en épousant la forme du témoignage et n’était pas arrivé au résultat que peut faire l’auteure Svetlana Alexievitch dans le genre. Ici Furukawa Hideo fait le choix de la littérature et du récit personnel face aux conséquences du tsunami dans la région de Fukushima ; il offre une sorte de roadbook avec commentaires, impressions et digressions qui sont ponctuées d’images fortes qu’on croirait issues de ses romans. Il a le bon goût de faire court car cet exercice est assez décousu, mais en grand écrivain il sait placer ses effets et au final ce court récit laisse une impression agréable et des images rémanentes. Le choix des chevaux, passés, présents, folkloriques ou poétiques, comme main courante pour le lecteur est finalement un bon choix.
Note générale
Bien
Un roman d’une imagination foisonnante China Miéville est sûrement un des auteurs dont l’imagination m’épate le plus. Chacun de ses romans est un festival de trouvailles et une véritable fête intellectuelle. Avec celui-ci, s’il prend un virage polar, ce serait mal le connaître de de croire qu’il va faire dans le classique. L’univers du roman est sombre, oppressant, une sorte de « dark city » mâtiné d »upside down » pour essayer de lui coller des références cinématographiques. Car cet univers est très visuel ; bien que complexe car superposé, le roman reste clair et les situations aisées à suivre. L’intrigue est prenante. Bref un livre difficile à lâcher dans lequel on avance avec la peur de rater quelque chose qui nous le rendrait d’un coup abscons. On reste sur le fil. Un autre coup de maître de Miéville.
Soundtrack
Soundtrack Super !
Note générale
Super !
Un très grand roman japonais J’ai découvert l’auteur avec ce livre coup de poing, foisonnant, déroutant parfois, mais avec une imagination de tous les instants et un sens de la littérature très maîtrisé. On sent bien que Furukawa Hideo n’écrit pas pour des nèfles et souhaite laisser une trace de son passage et de sa lecture dans votre esprit. Et il y réussit fort bien. Dès les 50 premières pages j’étais déjà parti acheter les deux autres traduits en français et ce livre ne m’a pas lâché. Si Haruki Murakami est un amateur de jazz on imagine plus Furukawa Hideo avec des références Rock. Ses personnages sont très bien campés et les situations m’ont souvent fait penser au burlesque des vieux films muets, avant même d’en arriver au passage le cinéma muet devient une thérapie pour un corbeau mais aussi une arme, tout comme la danse. Lecture surprenante et jouissive.
Note générale
Déçu
Dispensable On est ici loin des autobiographies américaines qui foisonnent d’anecdotes sur les tournages et continuent la magie. Sous forme d’abécédaire, Jean-Pierre Marielle, qui se désigne lui-même comme un peu je-m’en-foutiste et dilettante, continue dans la même veine. C’est une suite de considérations sans intérêt, une sorte de « j’aime/ j’aime pas ». Avec une carrière comme la sienne on aurait pu attendre mieux que cet opuscule. C’est encore pire avec le livre audio où il déclame son texte avec emphase et frôle souvent le ridicule.
Note générale
Bien
L'étrangeté du quotidien Si une chose ressort bien de cette lecture, c'est la méticulosité dont l'auteure fait preuve pour raconter cette histoire, utilisant une multitude de petits détails qui chacun vont faire glisser le tableau idyllique vers le drame. C'est presque pointilliste dans la technique et hitchcockien dans la narration puisqu'elle nous livre d'entrée de jeux la destination. Au cinéma on pourrait penser à du Chabrol tellement les portraits sont bien esquissés et les scènes du quotidien presque étranges par leur simplicité légèrement gauchie pour inspirer un malaise grandissant. Une très bonne lecture.
Note générale
Bien
Une excellente novella Après la lecture de ses nouvelles dans diverses revues et celle de son recueil l'année dernière, la subtilité de l'écriture de Ken Liu m'a convaincu. J'attends maintenant de voir si la qualité et la finesse de ses personnages et son imagination transforme l'essai sur le long. S'il s'inspire au départ d'une idée avancée par Ted Chiang ici, il est beaucoup plus abordable et pratique une science-fiction humaniste qui rappelle Robert-Charles Wilson par certains côtés. Un auteur à découvrir sans aucun doute.
Note générale
Déçu
Une suite bâclée et peu convaincante Si le premier tome pouvait donner l'illusion d'un récit d'un Hollywood loin des paillettes, ici Kenneth Anger est plus proche de la paillasse. Ses chroniques sont ennuyeuses et putassières, et il va même jusqu'à nous infliger 100 pages de suicidés, regroupés par mode de passage à l'acte. N'importe quoi. Certains passages du début restent bons et rappellent le premier tome. On peu zapper ce livre qui sent le tiroir-caisse.
Un an
Un an Bien
Note générale
Bien
Un joli portrait de femme Jean Echenoz n'a pas besoin de faire long pour nous emmener dans le sillage de ses personnages. Ici le roman est court et l'intrigue semble plus simple que ce qui pousse son héroïne à fuir. Encore une fois un personnage qui entre dans une fuite en avant dont l'acte de fuir semble plus important que la raison initiale. Le fait déclencheur est un prétexte. Bref un joli personnage pour un virée d'un an, avec toujours le plaisir du style de l'auteur.
Note générale
Bien
Hollywood sans le strass et les paillettes. Pour beaucoup ayant déjà un peu lu sur le cinéma, essais ou biographies, la plupart des figures citées voire des évènements, sont connus, de Fatty à Chaplin, de Lana Turner à Jane Mansfield. Il ne s'agissait pas pour Kenneth Anger de refaire avec moult détails un travail de biopic, mais en les alignant de façon synthétique (avec une riche iconographie), dresser un tableau féroce des dessous d'Hollywood. C'est comme si David Lynch s'était emparé de "The Artist", on est donc donc plus proche de "Blue Velvet" que des paillettes. Cela peu déconcerter...ou pas. Les passages sur les commères d'Hollywood Hedda et Louella Parsons rappellent le dernier film des frères Coen où l'actrice Tilda Swinton interprêtait les deux "sorcières" (dixit Anger). Un bon livre, au style facile et dynamique.
Note générale
Bien
Pour les amoureux du cinéma Les livres de Truffaut son bien meilleurs que les livres sur Truffaut, tout simplement parce que l'homme a des choses à dire et qu'il sait faire partager son enthousiasme pour le travail des autres. Truffaut le critique est plutôt bienveillant et on est loin des articles assassins que pouvait rédiger Pauline Kael. Ce recueuil est donc indispensable pour tout amoureux du cinéma, même pour ceux qui n'aimeraient pas les films de Truffaut.
Innocent
Innocent Moyen
Note générale
Moyen
Affinités ellectives Je mettrais un peu d'eau dans le vin des dithyrambes; ce n'est pas encore le livre qu'on pourrait attendre sur Gérard Depardieu, et ce n'est pas lui qui peut l'écrire, forçant ici le trait sur ce qui l'arrange et restant "low profile" sur ce qu'on lui reproche, attribuant cela à un état d'innocence trop pratique pour être complètement honnête. Rien de nouveau donc, qu'il n'ai déjà parsemé ici et là dans des interviews de la presse écrite ou télévisée. Il demeure pour moi un de nos plus grands acteurs, j'en reste là. Un bon point pour ce livre : il donne envie de revoir des films de sa filmographie ou d'autres, ce qui n'est déjà pas si mal.
Courir
Courir Bien
Note générale
Bien
Ecrire Les titres simples de Jean Echenoz, souvent très courts, sont intriguant. Les thèmes de ses livres sont variés. On a beau le lire depuis longtemps, si quelque chose perdure et nous fait courir vers lui, nous lecteurs, c'est son style. Nous ne sommes pas ici dans une biographie à l'américaine, hard-boiled, avec le détail des factures de blanchisserie d’Émile, mais dans une évocation, savoureuse par le style, concise et jubilatoire. On souffre avec Emile, on admire Emile comme son pays l'admirait, on perd même notre anglais avec Emile lorsqu'il ne comprend pas pas qu'on l'appelle au départ du 5000m ! Bref la concision de Jean Echenoz ne nuit pas à la compréhension et perception du personnage hors norme et de l'époque qui l'a utilisée et adulée en même temps. C'est un travail d'écrivain, pas de journaliste ou d’essayiste. Faites comme Emile : courez (l'acheter) !
Note générale
Bien
Un plaisir de lecture réjouissant à ne pas rater On retrouve Jean Echenoz de livre en livre avec la même gourmandise de lecteur, en sachant que sa narration décalée au regard d'une histoire au demeurant sérieuse (un enlèvement) et ses personnages improbables mais savoureux, vont nous faire passer un très bon moment. Avec celui-ci, on rit parfois, on sourit beaucoup, on admire le style tout en suivant l'intrigue, et le style semble nous dire à chaque page : "tout cela n'est finalement pas si grave". En résumé, un vrai plaisir de lecture, réjouissant et écrit dans un style qui nous fera revenir encore vers le prochain livre. Jean Echenoz fait partie de ces écrivains qui donnent envie de lire encore plus.
Note générale
Bien
Ludique et intellectuellement excitant Philip K. Dick, Bobby Fisher, deux façon d'aborder la réalité et de la remettre en question, sans parler de l'idée d'un Lemmy qui aurait rejoint les Beatles, quant à Lynch pour adapter Blade Runner, comment ne pas déjà rêver ce film ? Les auteurs rêvent-ils de nouvelles électriques ? Oui, dans le cas de Léo Henry.
Note générale
Moyen
Peu passionnant On parle finalement bien peu de cinéma dans tout ça, et beaucoup de financement, de holding, et de la société EuropaCorp. L'homme apparait peu sympathique au détour des chapitres consacrés au businessman, à un point que si tout ça est vrai, il vaudrait mieux ne pas le savoir. On peut aussi juger que le rôle de l'état et la caisse des dépôts dans le financement de la cité du cinéma est légitime et que la marque Besson et sa société font aussi partie d'une tête de gondole française dans ce secteur, et là, la démonstration du livre n'est plus probante. Bref, un livre qui éveille l'intérêt pour mieux nous faire regretter qu'on n'y parle pas plus de cinoche. Il manque beaucoup de films produits par Luc Besson et l'auteur se veut plus enquêteur que cinéphile.
Note générale
Bien
Un achat parfait pour les petites surfaces Après plusieurs utilisations, ce vidéoprojecteur est exactement celui qu'il me fallait. Pièce petite, peu de recul. En projetant une source en 1080p par ce système de renvoi via miroir, s'il y a perte de qualité elle reste marginale et n'est pas perçue. J’obtiens de meilleurs résultats qu'avec mon précédent en rétroprojection directe. Côté bruit, il est très silencieux, et comme il est placé proche de l'écran et non des oreilles, son faible bruit est dissimulé sans difficulté par la barre de son. Faibles dimensions, facile à transporter ou à ranger. En conclusion je suis très satisfait de mon achat.
Note générale
Très déçu
Un cinéaste qui ne parle pas de cinéma On pourra trouver ma critique dissonante par rapport aux éloges précédents mais je n'ai pas aimé cette autobiographie. Complaisante et pleine d'autosatisfaction. Jean-Pierre Mocky déroule son livre en de courts paragraphes consacrés à celles ceux qui l'ont croisé, regroupés en catégories (les copains, les politiques, les autres, etc...), en alternants critiques sans arguments (à part "il n'aime pas mes films" ou variante "il ne m'a pas financé" ou "il regrette encore de n'avoir pas accepté mes propositions") et révérences mielleuses. Des anecdotes ? Presque aucune, ou aucune qui soit intéressante; en revanche vous saurez où il achetait ses croissants, le nombre de femmes avec qui il a couché, la marque de ses voitures, et surtout, surtout, que les plus grands, de Kubrick à Spielberg, de Fellini à d'autres, le considèrent comme source d'inspiration. Si vous voulez du cinéma, revoyez plutôt certains de ses films !
Note générale
Bien
Pour retrouver la thèmatique de l'évolution chère à Baxter Même si ce tome trois n'est pas celui que j'ai préféré, les romans de Stephen Baxter et leur ampleur compensent souvent les petites déception. C'est d'autant moins grave avec cette trilogie que chaque tome est une histoire nouvelle et une autres proposition de la vie de ses personnages, à l'image du passage dans le tesseract du film "interstellar" et de l'accès à tous les futurs possibles. Ici ce troisième tome m'a fait penser aux chapitres que Baxter consacrait aux évolutions futures de l'espèce humaine dans son roman "Evolution". Bref nous sommes ici en plein dans son thème fétiche et c'est toujours aussi passionnant.
Note générale
Bien
Un classique à (re)découvrir J'ai pris beaucoup de plaisir à la lecture de ce roman sur lequel je lisais des articles depuis longtemps et qui est régulièrement cité. Cette édition profite d'une longue préface de l'auteur avec le recul et d'une postface sur son domaine scientifique. Le roman a un peu vieilli sur l'aspect géopolitique mais les intrigues sont ici bien complémentaire et l'enchâssement devient domaine, intrigue et style. Si d'autres auteurs ont fait mieux en matière de premier contact avec une civilisation extra-terrestre, l'aspect linguistique ici, liée aux deux autres, lui donne son originalité. A avoir sans aucun doute dans sa bibliothèque SF.
Note générale
Super !
Alastair Reynolds livre un premier tome prenant Constitué en forme de course au trésor spatiale, le livre se lit très facilement et reste prenant de bout en bout. La société qu'il décrit, avec une Afrique en acteur de l'exploration spatiale mais surtout de l'exploitation minière, les modes d’interaction entre enveloppes corporelles vides et esprits projetés, ou liaisons neuronales avec les animaux, les technologies autorépliquantes et d'agrégation, oui, certes oui, nous sommes bien dans de la science-fiction adulte, dense, et qui donne lieux à des scènes du genre de toute beauté. Sans rester dans son univers du cycle précédent, Alastair Reynolds se renouvelle et livre un premier tome qui se dévore. Depuis le temps que l'on attendait une nouvelle traduction (rien d'ambitieux depuis Janus à part un Dr Who de commande), ce livre est inratable pour les fans, et peut être une découverte de l'auteur pour d'autres.